Traite des êtres humains: renforcement de la coopération entre Madagascar et l’OIM

La protection des ressortissants malgaches, victimes de traite des êtres humains à l’étranger, a été au cœur d’une rencontre entre la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, et le chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Madagascar, Roger Charles Evina, hier à Anosy.

La traite des êtres hu­mains constitue l’un des principaux risques auxquels peuvent être exposés certains ressortissants partant travailler à l’étranger. Derrière les promesses d’emploi attractives peuvent parfois se dissimuler des pratiques abusives, telles que la confiscation des documents de voyage, le non-respect des contrats, l’exploitation économique, les violences ou encore la restriction de la liberté de mouvement.
Au cours de cette rencontre, la ministre a exprimé sa reconnaissance envers l’OIM pour son appui constant dans le rapatriement et l’accompagnement des ressortissants malgaches victimes de traite des êtres humains à l’étranger.
Dans ce contexte, la co­opération entre les autorités malgaches et l’OIM est essentielle pour identifier les victimes, organiser leur ra­patriement dans des conditions sécurisées et faciliter leur accompagnement une fois de retour au pays. Elle doit également contribuer à renforcer la prévention, l’information des candidats à la migration et la sécurisation des parcours de mobilité professionnelle.

Politique de migration de main d’œuvre

Les échanges entre les deux responsables ont également porté sur la migration de main-d’œuvre. Ce volet est étroitement lié à la lutte contre la traite des êtres humains, dans la mesure où les travailleurs migrants peuvent devenir vulnérables lorsqu’ils empruntent des circuits de recrutement non réglementés ou insuffisamment contrôlés.
Une meilleure gouvernance de la migration de travail nécessite le renforcement du contrôle des agences de placement, la vérification des contrats proposés aux travailleurs, l’amélioration de l’information avant le départ et la mise en place des mécanismes d’assistance accessibles dans les pays d’accueil.
La coopération avec l’OIM pourrait ainsi permettre à Madagascar de mieux prévenir les départs irréguliers et les offres d’emploi frauduleux, tout en favorisant des migrations sûres, ordonnées et régulières. Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre du Pacte mondial sur les migrations, dont l’application fi­gure parmi les principaux axes de partenariat entre Madagascar et l’organisation internationale.

Tivo Rasam

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