Transformation agricole: la nouvelle feuille de route porte ses fruits

Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire (Miasa) affiche un bilan prometteur, concernant son programme de transformation agricole durable à Madagascar. En quatre mois, plus de 30.000 producteurs ont bénéficié d’appuis directs : distribution de semences certifiées, engrais, kits agricoles, périmètres irrigués réhabilités et certificats phytosanitaires à l’exportation.

Au cœur de cette dynamique, cinq piliers structurent l’action : proximité, compétitivité, mi­se à l’échelle, sécurité alimentaire et intégration de l’action publique. L’objectif consiste à transformer l’agriculture pour assurer la souveraineté alimentaire et cré­er de la richesse nationale.
Les résultats parlent d’eux-mêmes. Plus de 150 tonnes de semences et 300 tonnes d’engrais ont été distribuées, tandis que 2.000 hectares de périmètres irrigués ont été aménagés ou réhabilités. « Chaque hectare réhabilité, chaque kit distribué, c’est une famille qui gagne en sécurité alimentaire », souligne un technicien agricole.
Par ailleurs, la compétitivité est renforcée par des partenariats internationaux. Le Japon a remis 1.450 tonnes d’engrais, la Chine a ouvert son marché aux arachides malgaches, et la Banque africaine de développement a annoncé de nouveaux investissements. Des projets structurants, comme les barrages d’Ambinany Ivahona et d’Edazo ou l’inauguration de 40 km de pistes rurales à Fandriana, illustrent cette volonté d’ancrer durablement la production.

Pôles agro-industriels
La mise à l’échelle se traduit par la formation de jeunes agripreneurs et la création de pôles agro-industriels. Plus de 1.500 jeunes, dont 700 femmes, ont été formés à l’entrepreneuriat agricole. « Nous voulons passer d’une logique de subsistance à une logique d’entreprise », rapporte le ministère.
La sécurité alimentaire reste une priorité. Des cantines scolaires basées sur les achats locaux nourrissent déjà plus de 11.000 bénéficiaires. Des blocs agroécologiques et des campagnes de reboisement renforcent la résilience face aux changements climatiques.
Enfin, l’intégration de l’action publique s’accompagne d’une coordination accrue entre les partenaires internationaux et les collectivités locales. Le protocole phytosanitaire signé avec la Chine, la participation aux sommets régionaux et la mise en place du Recen­sement Général de l’Agri­culture (RGA-3) témoignent de cette ouverture.

Arh.

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