Suite à une attaque à main armée survenue la semaine passée à Tsaratona, fokontany d’Ambohipeno, de la commune rurale d’Ambohimanambola, les forces de l’ordre ont appréhendé huit individus. Ces derniers, après leur comparution avant-hier au parquet du tribunal d’Anosy, ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison de force de Tsiafahy.
Le 4 août dernier, en pleine nuit, l’alerte a été donnée à Ambohidehilahy, commune rurale d’Ambohimangakely, concernant la présence d’un groupe d’inconnus qui planifiait une attaque dans le quartier. Avisée de la situation, la brigade de gendarmerie d’Ambohimangakely a mis en place un plan pour déjouer l’attaque en mobilisant plusieurs éléments.
Les gendarmes ont donc mis la localité d’Ambohidehilahy sous haute surveillance cette nuit-là, et rien ne s’est produit. En revanche, à Ambohipeno, un village limitrophe mais appartenant déjà à la commune rurale d’Ambohimanambola, un braquage s’est produit. Sept individus ont dérobé 600.000 ariary et un smartphone chez une villageoise.
La gendarmerie d’Ambohimanambola n’a pas tardé à intervenir après avoir été avisée des faits, et ses éléments ont capturé quelques instants après trois membres de la bande. Étant donné la proximité entre Ambohipeno et Ambohidehilahy, les gendarmes faisant le guet dans cette localité ont eux aussi été avertis, au cas où… Et c’était apparemment bien vu puisque, en se déployant à leur tour à Ambohipeno, les mêmes gendarmes ont réussi à arrêter quatre autres membres de la bande.
Cela étant, les forces de l’ordre ont interpellé, après enquête sur les sept suspects appréhendés, la tête pensante qui les employait, en l’occurrence un responsable d’un établissement d’enseignement supérieur privé. L’intéressé est notamment inculpé de complicité et d’hébergement des bandits.
Par ailleurs, il est ressorti des enquêtes que la bande complotait une attaque dans la zone depuis quelques jours. Les appels qu’ils se sont passés entre eux avant le braquage l’ont prouvé. Ces échanges ont été découverts et vérifiés grâce à l’analyse de leurs appels mobiles.
ATs.




