Madagascar dispose de plusieurs variétés locales adaptées à différents terroirs. Cette diversité constitue un véritable atout pour la consommation nationale « et ne doit donc pas être présenté comme une alternative », selon la « Saga du Riz Malagasy » portée par Miasa. Il s’agit d’un manifeste qui propose de changer le regard porté à ce produit.
La démarche veut mettre en avant l’origine, la variété, le producteur et le savoir-faire. Elle veut aussi renforcer la confiance des consommateurs. L’objectif consiste à mieux faire connaître les riz produits dans les différentes régions, d’autant que les bassins rizicoles de Madagascar présentent des caractéristiques variées.
Le document cite notamment les plateaux Betsileo, l’Alaotra, le Vakinankaratra, le Menabe et la Sofia. Chaque terroir possède ses propres conditions de production. Le climat, l’eau, le sol et les pratiques agricoles influencent les caractéristiques du grain. Cette diversité permet également de distinguer plusieurs types de riz, notamment les riz rouges et les riz parfumés. Il mentionne aussi des grains tendres ou fermes, avec différents usages culinaires. « Tous les riz ne se ressemblent pas », rappelle ainsi la Saga.
Consommateurs
L’origine et la variété pourraient figurer clairement sur les emballages. La traçabilité permettrait également d’identifier le producteur et le terroir. Le producteur occupe une place importante dans cette stratégie. Il maîtrise les semences, l’eau, la culture, la récolte et le stockage. « Le meilleur ambassadeur du terroir est celui qui le cultive », affirme le document.
Le projet propose enfin l’utilisation d’une marque commune, « Riz du Terroir ». Elle réunirait les productions locales sans effacer leurs différences régionales. Elle garantirait notamment l’origine, la variété et certains critères de qualité. Le choix du riz local peut ainsi soutenir directement les producteurs. Il peut préserver les savoir-faire et renforcer l’économie locale.
« Choisir local, c’est choisir Madagascar », résume le document. L’enjeu dépasse donc la simple consommation.
Arh.




