Un diplôme, normalement, ne s’achète pas. Il se mérite. Il représente des années de cours, de révisions et, souvent, de sacrifices. Il devrait être la récompense d’un parcours et la porte d’entrée vers une nouvelle étape de la vie. Mais lorsqu’un simple bout de papier peut être fabriqué, vendu et certifié frauduleusement, c’est bien plus qu’un document que l’on falsifie : c’est la confiance dans tout le système éducatif qui prend un coup.
L’affaire révélée récemment dans la capitale a quelque chose de particulièrement préoccupant. Car derrière les faux diplômes, il n’y a pas seulement des faussaires et des candidats pressés de décrocher un précieux sésame. Il y a aussi, selon les premiers éléments de l’enquête, des complices à l’intérieur même du système. Et c’est probablement là que se trouve le véritable problème.
Qu’une personne tente de tricher n’est malheureusement pas nouveau. Mais lorsque la fraude est pratiquée par ceux qui sont censés protéger l’authenticité des diplômes, la situation change complètement de dimension. Le gardien de la porte ne peut pas, en même temps, vendre les clés.
Cette affaire rappelle aussi une réalité assez simple : la valeur d’un diplôme dépend de la confiance que la société lui accorde. Un employeur doit toujours vérifier qu’un baccalauréat est réellement obtenu. De même pour l’université qui doit scruter à la loupe le parcours d’un étudiant.
Il ne faudrait cependant pas oublier l’essentiel : derrière chaque diplôme authentique, il y a un jeune qui a travaillé, échoué parfois, recommencé et finalement réussi. Lui vendre un faux document serait une terrible injustice.
Un faux diplôme peut-être ouvrir une porte. Mais il n’apporte pas les connaissances, ni les compétences, ni la légitimité escomptées. Aussi simple que ça.
Rakoto




