Les attaques à main armée se succèdent ces derniers temps, aussi bien dans la capitale que dans les périphéries. Le dernier cas notifié par les autorités remonte à avant-hier dans la soirée à Andavamamba, où une femme a perdu la vie et une autre grièvement blessée par balles.
Les bandits sévissent actuellement partout et à n’importe quelle heure. Avant-hier vers 18h près de l’arrêt de bus à Andavamamba, une femme qui allait rentrer du travail, en a fait les frais. Au début, tout portait à croire que deux hommes allaient commettre un vol à la tire ou au pire, une attaque au couteau. Cependant, tout a basculé quand le duo a ouvert le feu sur sa cible et sur une préposée au cash-point de la localité, qui venait elle aussi de vaquer à ses occupations.
La femme âgée de 42 ans et mère de trois enfants, travaillait comme machiniste dans une entreprise franche à Tanjombato. Elle allait prendre le bus pour rentrer chez elle à Ampasika quand les deux hommes portant des vestes de treillis et une arme à feu chacun, l’ont traquée. Sans crier gare, ils ont arraché le sac de la dame, mais cette dernière ne s’est pas laissé faire facilement. Elle a crié à l’aide tout en essayant de tenir fermement son sac.
Agacés, les deux hommes ont ouvert le feu, touchant leur victime à l’abdomen. Une préposée au cash-point âgée de 38 ans qui passait par là, a été elle aussi touchée par balle à l’abdomen. Après les coups de feu, les inconnus ont quitté l’endroit sans emporter le sac de la dame. Entretemps, les riverains ont alerté le commissariat de Sécurité publique (CSP4) Isotry, tout en évacuant les deux blessées au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha.
Dans la terreur
Les policiers se sont vite rendus sur place après l’alerte, mais les assaillants ont déjà pris une longueur d’avance sur eux. Ils ont quand même ouvert l’enquête tout en fouillant les environs et traquant les malfrats. De son côté, la machiniste a succombé à ses blessures quelques heures après son arrivée à l’hôpital, malgré les efforts du personnel de santé. Sa famille a récupéré le corps, hier après-midi. L’autre dame par contre, a survécu et poursuit ses soins.
Cette nouvelle attaque à main armée meurtrière est survenue, quelques jours après un braquage survenu dans une maison sise à Anosibe, dans la nuit de mardi à mercredi vers minuit, où un père de famille a été tué par balle. Les bandits, au nombre de trois, se sont emparés de 2 millions d’ariary. Les habitants d’Anosibe, Andavamamba et leurs environs vivent dans la terreur car les malfaiteurs n’hésitent pas à faire usage de leurs armes à feu en cas de résistance. Des coups de feu sont entendus sur place presque chaque jour ces dernières semaines.
LR




