Les couloirs de la capitale, notamment ceux mal éclairés, sont réputés dangereux en matière d’insécurité. Les malfrats y dictent carrément leur loi. Face à cette situation, la police frappe fort, comme c’était le cas hier matin à Andohatapenaka. Un présumé détrousseur à l’arme blanche ayant sévi ce quartier et ses environs, est mort par balles en voulant s’attaquer à un policier en tenue civile.
Fin de parcours pour un présumé détrousseur notoire, hier vers 1h30 du matin dans un couloir sombre près du canal Andriantany au nord d’Andohatapenaka. Après avoir commis son énième forfait aux
67 Ha, il a rejoint Andohatapenaka pour réaliser un autre coup, loin d’imaginer qu’il allait signer son arrêt de mort en s’attaquant à la mauvaise proie venue exprès pour contrecarrer son plan.
Les habitants de ce quartier ont en effet alerté plus tôt l’Unité d’intervention rapide (UIR) du commissariat central Tsaralalàna sur des cris de détresse qu’ils ont entendus. Les policiers se sont immédiatement rendus sur place pour vérifier les faits. A leur arrivée, ils ont pris note des doléances des riverains, particulièrement les noctambules devant emprunter les couloirs pour rentrer chez eux, ainsi que les exigus utilisés par les malfrats pour s’enfuir.
Plusieurs objets volés retrouvés sur le détrousseur tué
Les employés des centres d’appel payaient le plus lourd tribut à cause de l’insécurité sur place, car les détrousseurs attendaient leur arrivée et dépouiller leurs biens. Sans attendre, les éléments de l’UIR ont élaboré une stratégie consistant à envoyer un des leurs, en tenue civile, explorer les couloirs. Ainsi dans un endroit couvert de broussailles, un individu lui a barré la route en brandissant un sabre. Le policier a dû se défendre. Il a dégainé et tiré sur son vis-à-vis, le blessant mortellement.
Visiblement ce n’était pas le premier forfait du suspect cette nuit-là. Lors d’une fouille corporelle en effet, la police a retrouvé sur lui le sabre qu’il utilisait, ainsi que quelques sacs, une carte nationale d’identité qui n’est pas la sienne, des cuillères neuves, cinq téléphones portables ainsi qu’un portefeuille. Par ailleurs, son corps a été déposé à la morgue du CHU-JRA, tandis que les objets retrouvés sur le concerné ont été saisis pour les besoins de l’enquête.
LR





