Selon les dernières prévisions de la direction générale de la Météorologie, on prévoit une hausse sensible des températures maximales sur une grande partie du pays. Mais cette hausse des maximales ne signifie point la disparition de la fraîcheur matinale sur les Hautes terres.
Ainsi, à Antananarivo, la maximale passerait de 25°C (lundi) à 27°C (mardi). La même tendance devrait être enregistrée à Antsirabe (de 26°C à 28°C). Toutefois, la chaleur sera plus sensible dans les régions occidentales et nord-occidentales du pays. A Mahajanga, on pourrait atteindre les 36°C.
Quant à la fraîcheur au réveil annoncée précédemment, Antsirabe
et Ambatolampy pourraient enregistrer des températures minimales atteignant les 12-13°C. On remarquera le grand écart de température entre la matinée et la journée. Seraient-ce déjà les signes précurseurs d’El Nino ?
Effectivement, selon les services météorologiques internationaux, le phénomène climatique El Nino devrait provoquer de fortes chaleurs à Madagascar ainsi que dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est (Afrique du Sud, Mozambique, Tanzanie, Malawi,… ).
Mais ce ne seront pas seulement des fortes chaleurs. Ces dernières seront accompagnées de la sécheresse. Ces conditions climatiques risquent d’avoir de lourdes conséquences sur l’agriculture et l’élevage, sans parler des hommes. D’autres sources annoncent des cyclones, peut-être moins nombreux mais plus violents.
Le cas échéant, les temps à venir ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices. Faut-il rappeler que Toamasina n’est pas encore guérie de ses blessures causées par le cyclone Gezani. Et d’autres villes se trouvent dans la même situation. Les forces destructrices des cyclones sont terribles.
Il faudra beaucoup de temps pour que tout revienne à la normale. Or justement, c’est le temps qui manque. D’ici peu, on entrera dans la période des pluies, donc des cyclones. Tout compte fait, si on considère toutes ces prévisions, on a le choix entre les cyclones et la sécheresse.
Mais quoi qu’il arrive, ce sera toujours un désastre. D’où toute l’importance des mesures prévues et qui seront prises par les responsables face à tous ces dangers susceptibles de survenir. Il faut remarquer que, malgré tout, les mesures prises auparavant se sont révélées insuffisantes.
Mais cela ne veut pas dire qu’il faut baisser les bras. Tout au contraire, on devrait redoubler les efforts afin de pouvoir faire face, dans la mesure du possible, à tous les cas de figure. Il faut donc trouver d’autres mesures plus appropriées. Mieux vaut prévenir que guérir.
Ranaivo Lala Honoré




