Le projet d’amélioration du système de gestion des déchets solides à Antananarivo (Gesda) arrive à son terme, mais le défi reste entier. Après quatre années de coopération avec le Japon, les acteurs malgaches doivent désormais consolider les acquis et assurer la continuité des actions engagées. Le sixième et dernier Comité conjoint de coordination (CCC) s’est tenu hier à l’Hôtel de ville à Analakely.
Lancé en 2023, Gesda a porté notamment sur la collecte et le transport, l’amélioration du site final d’Andralanitra et le renforcement de l’organisation du secteur. Avec un don d’équipements et de matériels d’environ 25 milliards d’ariary, le projet a également permis d’expérimenter le tri des déchets à la source. Une expérience qui a toutefois montré la nécessité d’une filière structurée de collecte, de recyclage et de valorisation.
Le financement au cœur des préoccupations
Pour Andry Rajaoferison, directeur de l’Assainissement au ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH) et directeur du projet Gesda, «la collecte des déchets s’est améliorée, même si des défaillances subsistent». La sensibilisation de la population et le respect des horaires de dépôt restent notamment nécessaires.
Le principal défi demeure toutefois le financement. «Les ressources actuellement disponibles, notamment à travers la fiscalité sur les propriétés bâties (FPB) et les redevances liées à la Jirama, restent limitées au regard du volume de déchets produits et de la population d’Antananarivo», souligne-t-il.
Un Plan d’action 2027-2032 doit prendre le relais. Il prévoit notamment la poursuite du tri, des ménages jusqu’au site final, ainsi que le renforcement de l’information et de la sensibilisation des habitants.
Préserver les acquis
À Andralanitra, l’approche Fukuoka, l’aménagement des pentes et les travaux liés aux lixiviats ont permis de développer des connaissances techniques. Un schéma à moyen et long terme a également été élaboré et approuvé lors du dernier CCC.
Pour les partenaires, Gesda a également permis d’instaurer une méthode de travail basée sur les réunions régulières, les échanges entre institutions et les décisions concertées. La Jica, satisfaite des résultats obtenus, entend maintenir son partenariat dans le secteur. Un éventuel nouveau projet pourrait être examiné après l’évaluation de Gesda, mais aucune décision officielle n’a encore été prise concernant un « Gesda 2 ».
Le projet s’achève donc, mais la gestion des déchets à Antananarivo entre dans une nouvelle phase, avec la pérennisation des acquis et le financement comme principaux défis.
Fahranarison





