Chine – Madagascar: renforcement de la coopération dans un monde en recomposition

Le Premier ministre Ma­mi­tiana Rajaonarison a reçu l’ambassadeur de la Ré­publique populaire de Chine à Madagascar, Ji Ping, à l’occasion de sa visite d’adieu marquant la fin de son mandat diplomatique. Mais derrière le caractère protocolaire de la rencontre, l’avenir de la relation bilatérale a été au centre des échanges.
La consolidation du partenariat avec la Chine intervient dans un contexte international de recomposition des équilibres économiques et diplomatiques. Pour Ma­da­gascar, la diversification des partenariats constitue un axe majeur de sa politique extérieure, en vue d’attirer de nouveaux investissements.
Depuis plusieurs années, la Chine s’est imposée comme un partenaire clé dans plusieurs secteurs stratégiques. Parmi les projets prioritaires figure la deuxième phase du programme de riz hybride, assortie d’un soutien de 20 millions de yuans. Ce projet s’inscrit dans l’objectif d’améliorer la production agricole malgache et d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Projets structurants

Les discussions ont également porté sur la production d’électricité, l’amélioration du réseau routier et le développement des infrastructures, des leviers essentiels pour renforcer la compétitivité économique du pays. L’énergie reste en effet l’un des plus grands défis de la Grande Île : la hausse des capacités de production et l’amélioration de la distribution s’imposent comme des préalables indispensables pour soutenir l’industrie, les services et l’investissement privé.
Le commerce prend aussi une place croissante dans cette coopération, avec la volonté d’élargir les exportations agricoles et d’élevage vers le marché chinois. Pour en tirer pleinement profit, Madagascar doit améliorer la qualité, les normes de production et la transformation locale afin de créer davantage de valeur ajoutée. Les deux parties ont par ailleurs exploré la réouverture de liaisons aériennes directes entre la Chine et Madagascar, en vue de stimuler le flux des personnes et des affaires.
En somme, Beijing et Antananarivo entendent orienter leur partenariat vers les projets structurants et les priorités nationales. La réussite de cette coopération stratégique se mesurera ainsi à sa capacité réelle à accompagner la transformation économique attendue par la population.

Tivo Rasam

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