Le rideau est tombé samedi sur le Championnat de Madagascar de volleyball de première division au Gymnase couvert d’Ankorondrano. Et au moment de refermer cette édition 2026, un constat s’impose : la Gendarmerie nationale volleyball continue de régner en maître sur les parquets nationaux. La GNVB féminine inscrit une quatrième étoile à son palmarès national, tandis que la GNVB masculine ajoute un seizième sacre.
Du côté masculin, le scénario avait des allures de déjà-vu ! Pour la troisième année consécutive, la finale a mis aux prises les deux armadas de la GNVB. Une affiche interne qui illustre à elle seule la profondeur de banc et la densité de l’effectif des gendarmes. Au terme d’un match disputé, la GNVB 1 a pris le meilleur sur la GNVB 2 en quatre manches (25-20, 22-25, 25-15, 26-24), décrochant ainsi une seizième couronne nationale.
Dans une opposition où chacun connaissait parfaitement les schémas de jeu de l’autre, la différence s’est jouée sur des détails. Plus tranchante dans les moments clés, plus régulière à la réception et plus efficace dans la gestion des rotations, la GNVB 1 a réussi à prendre l’ascendant sur sa cadette. Le troisième set, remporté largement 25 à 15, a notamment constitué le tournant de la rencontre, avant qu’une quatrième manche accrochée ne scelle définitivement le sort de la finale.
Pour l’entraîneur Eric Randriamparany, l’issue du duel relevait presque de la logique sportive : « Les deux formations évoluent ensemble tout au long de l’année et se connaissent dans les moindres détails. La GNVB 1 a toutefois pu compter sur un léger avantage, ayant mieux géré la rotation de son effectif lors des phases de groupes. À l’inverse, la GNVB 2 a probablement payé les efforts consentis dans une poule particulièrement relevée, où l’enchaînement des rencontres a laissé des traces sur le plan physique ».
Si la finale masculine a confirmé la hiérarchie établie, la finale féminine a offert son lot de frissons et une intensité dramatique digne des plus grandes affiches. Opposées à Squad-X dans un remake de la finale 2025, les joueuses de la GNVB ont dû puiser dans leurs ressources mentales pour conserver leur trône.
Finale renversante
Dès l’entame, Squad-X annonçait la couleur en faisant voler en éclats la réception adverse pour s’adjuger la première manche sur un sévère 25 à 11. Bousculées, les gendarmes ont pourtant trouvé les ressources nécessaires pour remettre leur jeu en place et revenir à hauteur grâce à une meilleure organisation défensive et une attaque plus inspirée, remportant le deuxième set 25 à 19.
Mais les prétendantes au titre étaient loin d’avoir dit leur dernier mot. Plus agressives au service et plus percutantes au filet, les joueuses de Squad-X reprenaient l’avantage dans la troisième manche (25-13), se rapprochant dangereusement d’un premier sacre national. Dos au mur, Sarah et ses coéquipières ont alors montré pourquoi elles dominent le volley-ball féminin malgache depuis plusieurs saisons. Avec autorité, elles recollaient à deux sets partout en infligeant un cinglant 25 à 10 à leurs adversaires.
Le tie-break a ensuite plongé le gymnase dans une atmosphère irrespirable. Chaque ballon pesait son poids d’or, chaque échange faisait monter la tension dans les tribunes. Squad-X prenait rapidement les commandes et semblait tenir sa revanche. Pourtant, au moment où la pression atteignait son paroxysme, les championnes en titre ont fait parler leur expérience. Revenues à 12 partout après une impressionnante remontée, elles ont ensuite résisté à une balle de match à 14-13 qui faisait déjà vibrer le camp adverse. Au terme d’un combat haletant et d’un suspense à couper le souffle, la GNVB s’est imposée 16 à 14 dans la manche décisive et 3 sets à 2 dans la rencontre.
« Le tie-break a mis les nerfs des deux équipes à rude épreuve. Nous avons beaucoup insisté sur la concentration et sur la nécessité d’éviter les erreurs offrant des points faciles à l’adversaire. Malgré l’intensité du moment, les joueuses ont fait preuve de sang-froid et sont parvenues à retrouver leur niveau de jeu au moment décisif », a souligné l’entraîneur Tahiry Dinasoa Andrianaivo.
Naisa





