A l’heure où l’intelligence artificielle gagne du terrain dans les salles de classe, un message s’impose : aucune technologie ne pourra remplacer l’enseignant. C’est l’un des principaux enseignements de la célébration de la Journée mondiale des enseignants et des éducateurs, organisée hier à l’ANS Ampefiloha par la confédération syndicale Sempama.
Au-delà des discours et des hommages, cette journée du 5 octobre a surtout été l’occasion de rappeler le rôle central de ceux qui transmettent les connaissances, mais aussi les valeurs. Enseignants et personnels de l’éducation membres du Sempama ont réaffirmé leur volonté de rester mobilisés pour l’amélioration du système éducatif et de leurs conditions de travail.
Des défis encore nombreux
La représentante de Madagascar auprès de l’Unesco à Paris, Christine Razanamahasoa qui a honoré la cérémonie de sa présence, a rendu hommage à l’engagement des enseignants. Elle a reconnu que leur métier reste confronté à de nombreux obstacles, notamment le manque d’infrastructures, de moyens et de matériels nécessaires à l’exercice de leur mission.
Mais pour elle, les difficultés ne diminuent en rien la valeur de leur engagement. Bien au contraire, la détermination et le dévouement des enseignants doivent continuer à être reconnus et salués.
Face à l’essor des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle, elle a également rappelé une limite essentielle : la technologie peut accompagner l’éducation, mais elle ne peut se substituer à l’éducateur. La transmission des connaissances ne se résume pas à fournir des informations. Elle implique l’accompagnement, l’écoute, l’encadrement et surtout la transmission de valeurs humaines.
Le Sempama salue l’attention accordée aux enseignants
Le président de la confédération syndicale Sempama, Claude Raharovoatra, a pour sa part salué l’attention particulière accordée aux enseignants par le gouvernement de la Refondation. Une reconnaissance qu’il considère comme une évolution par rapport aux précédentes périodes.
La célébration a également enregistré la participation de la Région Analamanga, représentée par son directeur de cabinet. Une présence qui traduit, selon les organisateurs, l’importance accordée au dialogue et à la collaboration entre les différents acteurs du secteur éducatif.
Fahranarison





