Un atelier de validation technique du projet de décret portant fixation des mesures incitatives à l’embauche et à l’inclusion professionnelles des personnes handicapées se tient sur deux jours depuis hier, au Motel Anosy. Réalisé également à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du travail décent, l’atelier réunit des représentants des institutions publiques, des organisations d’employeurs et de travailleurs, des personnes handicapées, de la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers concernés.
« L’exclusion et la perception selon laquelle les personnes en situation de handicap sont incapables de travailler demeurent des obstacles majeurs. Ce problème trouve sa source au sein même du foyer, il est donc essentiel de sensibiliser et de faire évoluer les mentalités pour permettre aux personnes handicapées de participer et d’assumer des responsabilités dans divers secteurs », a déclaré Johnson Randriantahina, président de la Fédération des aveugles.
« L’objectif de l’atelier est d’examiner collectivement les dispositions du projet de décret, de recueillir les observations des différentes parties prenantes afin d’aboutir à une version consolidée du texte avant sa transmission pour adoption », a indiqué pour sa part Lalaina Rabearisoa, directrice de l’appui à l’insertion professionnelle des jeunes du ministère du Travail et de la fonction publique (MTEFoP).
Elaboré depuis le mois de janvier de cette année, ce projet de décret aborde notamment les dispositifs favorisant l’accès des personnes handicapées à l’emploi, l’aménagement raisonnable des postes de travail à leur avantage. A noter également que selon toujours ce projet de décret, toute entreprise ayant embauché un certain nombre de personnes handicapées, bénéficie des mesures incitatives fixées par voie réglementaire après avis du Conseil national du travail et de l’emploi.
A souligner par ailleurs que cet atelier résulte d’une initiative du ministère du MTEFoP. Il a reçu le soutien technique de l’ONG Humanité & Inclusion (HI) à travers ses projets « Tafa » et « Mahadimby » ainsi que l’appui financier de l’ambassade de France à Madagascar et du gouvernement princier de Monaco.
Sera R.





