Aucun cas confirmé sur la Grande île, mais la vigilance monte d’un cran. Le ministère de la Santé publique renforce son dispositif sanitaire, après la confirmation, le 6 octobre au Kenya, d’un cas mortel importé de la République démocratique de Congo (RDC) qui connait actuellement une flambée de cas.
Anticipation. C’est le mot d’ordre à Madagascar. La surveillance est renforcée aux points d’entrée, notamment dans les aéroports, tandis que les établissements de santé sont préparés à détecter et notifier rapidement tout cas suspect. Isolement, prélèvement, transport sécurisé des échantillons, prise en charge et prévention des infections font partie du dispositif déployé par les autorités, en coordination avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les partenaires techniques.
21 jours sous surveillance
Les voyageurs en provenance de RDC ou ayant transité par ce pays restent soumis aux dispositions
de la note interministérielle
n° 569. Pour les personnes autorisées à entrer sur le territoire, celle-ci prévoit notamment une quarantaine obligatoire de 21 jours, accompagnée d’un suivi sanitaire.
Le dispositif est différent pour les voyageurs en provenance du Kenya. Ils font l’objet d’une surveillance renforcée aux points d’entrée et d’un suivi sanitaire pendant 21 jours. Ces mesures pourront être adaptées en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique.
Face à d’éventuels symptômes, le ministère recommande aux personnes ayant séjourné récemment dans une zone touchée ou ayant eu un contact à risque de composer le 115 avant de se rendre dans un établissement de santé. Fièvre brutale, fatigue intense, douleurs, vomissements, diarrhée ou saignements inexpliqués doivent notamment alerter. Les déplacements récents et les éventuels contacts à risque doivent être signalés.
Pour l’heure, les autorités insistent sur un double message : vigilance, mais pas de panique. Le ministère appelle la population à éviter les rumeurs, à se laver régulièrement les mains et à ne pas entrer en contact direct avec les liquides biologiques d’une personne présentant des symptômes évocateurs. La situation reste sous surveillance et toute nouvelle mesure sera communiquée en fonction de son évolution, rassure le ministère de tutelle.
Fahranarison





