L’Administration pénitentiaire a tenu à clarifier les choses, hier à Faravohitra, après le scandale de la libération illégale de 11 ressortissants chinois de la prison d’Avaradrano. Face à la presse, les responsables ont pris la parole pour couper court à la polémique et annoncer les premières sanctions.
Le directeur de l’inspection pénitentiaire, Jérémie Napou, a confirmé l’ouverture d’une enquête approfondie. “Toutes les prisons sont ouvertes à l’inspection. Concernant cette libération de détenus chinois et malgaches, nous sommes en pleine investigation. Une partie est bouclée, l’autre est toujours en cours”, a-t-il déclaré.
C’est sur la base d’un premier rapport que des mesures conservatoires ont déjà été prises, dont la suspension du chef de l’établissement pénitentiaire d’Avaradrano. Il a aussi indiqué que des dysfonctionnements graves ont été également relevés : utilisation illégale de téléphones portables à l’intérieur même des cellules pour porter atteinte à la sécurité, un fait jugé inacceptable.
Plus ferme, le Directeur général de l’Administration pénitentiaire, Herinirina Roger Rasamoelina, a rappelé la gravité des faits.
“Ces ressortissants chinois ont été condamnés par la justice malgache. Ils ne devaient en aucun cas être libérés, et surtout pas par une personne qui n’en a pas l’autorité”, a-t-il martelé, tout en appelant l’ensemble du personnel à “faire son travail”.
Cette affaire prend une tournure diplomatique, sachant que l’ambassade de Chine à Antananarivo suit de très près le dossier.
N.A





