A sept jours seulement du coup d’envoi du Championnat d’Afrique de tennis de table de Tanger, au Maroc, prévu du 18 au 25 octobre, la Fédération malagasy de tennis de table (FMTT) a redistribué les cartes. Une décision aussi tardive qu’inattendue qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le milieu.sw
Alors que Setra et Riva Rakotoarisoa semblaient avoir leur billet en poche pour le rendez-vous continental, la fédération a finalement choisi de revoir sa copie. Les deux frères sont écartés de la liste au profit de Tsilavo Rabemanantsoa, 16 ans, et de son jeune frère Timiary, 13 ans. Un virage à 180 degrés qui interroge autant qu’il intrigue à quelques jours seulement des premiers échanges sur les tables marocaines.
Ce choix fort traduit une volonté assumée de miser sur une nouvelle génération. Mais dans un championnat où l’expérience pèse souvent lourd dans les moments décisifs, la décision apparaît comme un véritable pari. Les deux jeunes frères ne seront d’ailleurs pas ménagés : ils sont attendus dans plusieurs tableaux stratégiques, notamment le double masculin, le double mixte et la compétition par équipes.
Au-delà de cette décision de dernière minute, cette sélection met en lumière une tendance de fond du tennis de table malgache : la domination des expatriés au sein de l’équipe nationale. Avec l’intégration des Rabemanantsoa, sept des huit pongistes appelés à défendre les couleurs du pays à Tanger, évoluent à l’étranger. Seule Océane Rakotondrazaka représente le tennis de table local au sein de cette délégation.
Chez les hommes, Madagascar alignera aFabio Rakotoarimanana, Antoine Razafinarivo, Tsilavo et Timiary Rabemanantsoa. Dans le tableau féminin, Karen Raharimanana, Edena Prévot, Vony Ange Randriantsoa et Océane Rakotondrazaka auront la lourde tâche de tenir la dragée haute à des nations habituées aux podiums africains.
Naisa





