À peine rentrés au pays après leur brillante prestation aux championnats d’Afrique cadets et juniors à Mostaganem, les jeunes haltérophiles malgaches se focalisent déjà sur la prochaine échéance majeure, les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar. Accueillis en véritables héros hier à Ivato, Tendry Tsiky Mahay Tia Rakotonoely et Voharimboninahitra Manjarisoa Tianatah Ralijaona affichent de grandes ambitions pour la suite.
Auteure de six médailles d’or en Algérie, Mahay Tia n’entend pas se reposer sur ses lauriers. La jeune championne, qui représentera Madagascar aux JOJ, a déjà les yeux rivés sur cette compétition internationale.
« Il n’y a plus de temps à perdre, je suis déjà entièrement concentrée sur les JOJ. Je suis prête physiquement, techniquement et mentalement, même si je dois encore améliorer certains aspects durant cette dernière phase de préparation. Je reste déterminée et je pense qu’il est tout à fait possible de faire mieux qu’aux championnats d’Afrique », a-t-elle confié à Ivato.
De son côté, Tianatah, auteur de trois médailles d’or et d’un record d’Afrique jeunes à l’épaulé-jeté, savoure sa performance. « Ce résultat était attendu, car nous étions bien préparés. C’est une grande satisfaction, et les mots me manquent pour décrire ma joie d’avoir battu un record d’Afrique », a-t-il déclaré.
Manque de reconnaissance institutionnelle
Malgré ces résultats encourageants, la fédération déplore le manque de ressources financières et matérielles qui a limité le nombre d’athlètes envoyés en Algérie. L’entraîneur Eric Herman Andriantsitohaina nourrit toutefois de grandes ambitions pour ses protégés. « L’objectif pour ces jeunes est de monter sur le podium olympique en 2032 ou en 2036 », a-t-il souligné.
Le coach regrette également le manque de reconnaissance institutionnelle, malgré les succès accumulés ces deux dernières années, avec des titres africains chez les seniors comme chez les juniors.
Soafara Pharlin





