Monter une comédie musicale ne s’improvise pas. Des chants aux chorégraphies, en passant par les costumes et les décors, chaque détail contribue à donner vie à une histoire. Avec « Le Roi Lion », Okalou remet en lumière les compétences locales mobilisées dans la création de spectacles vivants. Après trois représentations à succès, la compagnie retrouvera le public ce dimanche au CCI Ivato pour une quatrième représentation.
Au-delà de l’histoire de Simba, popularisée par Disney, cette production repose sur la complémentarité de plusieurs disciplines artistiques. Les interprètes doivent donner corps aux personnages par le chant et le jeu scénique, tandis que la direction artistique, les chorégraphies et les éléments visuels participent à la cohérence de l’ensemble. Autant de composantes qui montrent que la réussite d’une comédie musicale dépend d’un travail collectif, bien au-delà de la présence des artistes sur scène.
La distribution réunira notamment Manantsoa dans le rôle de Simba adulte et Oliver dans celui de Simba enfant. Mendrika retrouvera Mufasa, Gothlieb jouera Scar, Ismael interprétera Timon et Tsinjo sera Pumbaa. Kanto interprétera pour la première fois Nala adulte, aux côtés de Fy-Tiana, qui jouera le personnage enfant. La direction artistique sera assurée par Fanoy Eddy, tandis qu’Ando Mbolatiana signera les chorégraphies. D’autres artistes participeront également au spectacle, avec des surprises annoncées pour cette nouvelle représentation.
« Avec Le Roi Lion, nous voulons montrer que Madagascar a les artistes, le savoir-faire et le public pour porter des spectacles de cette envergure. Cette quatrième représentation est aussi notre façon de remercier celles et ceux qui nous suivent depuis le début », souligne Andy Rasoanarivo, directeur général d’Okalou. La répétition des représentations offre à une production l’occasion de consolider son expérience et de fidéliser son public. Pour le spectacle vivant malgache, des initiatives de cette nature contribuent à donner de la visibilité aux compétences artistiques locales et à rappeler que la scène est aussi un espace où se construisent et se transmettent des savoir-faire.
Holy Danielle





