Économie rurale: produire pour le marché, c’est la recette du Shep

Dans la commune rurale de Masindray, district d’Antana­narivo Avaradrano, le projet « Smallholder Horticulture Empowerment and Promotion » (Shep) sous l’égide de l’État malgache et l’Agence japonaise de coopération internatio­nale (Jica), apprend aux paysans à mieux vendre et à produire en fonction de la demande du marché dans six régions (Vaki­nankaratra, Amoron’i Mania, Analamanga, Bongolava, Atsinanana et Matsiatra Ambony). Dans certains groupes, les ventes atteignent 1,5 fois leur niveau initial.
Pour les paysans, il ne s’agit plus de « produire et vendre », mais « produire pour vendre ». Pour cela, il s’appuie sur deux principes : réduire l’écart d’information entre producteurs et marchés, puis renforcer l’autonomie des agriculteurs.
« Les exploitants agricoles ont appris à collecter des informations sur le marché pour répondre à la demande », explique la responsable de la formation du projet Shep à Madagascar, Maminirina Ratovotsiferena.
Un agriculteur de Masindray en témoigne. Félix Randria­nirina préside l’organisation paysanne Tanjona, qui compte 17 membres. « Le projet est arrivé chez nous en 2025. Depuis, notre vie s’est améliorée par rapport à l’an dernier. Nous cultivons plus de variétés. Nos revenus ont augmenté, et nous pouvons épargner », confie-t-il.

Six régions, 1 800 paysans formés
À ce jour, 1.800 paysans ont été formés regroupant au sein de 108 organisations paysannes. Les femmes représentent 67 % des participants, contre 33 % pour les hommes. Pour y parvenir, le projet mobilise de nombreux encadreurs dont 140 techniciens du ministère de l’Agriculture et 70 enseignants agricoles. Par ailleurs, 262 personnes ont suivi la formation de formateurs, dont 12 formateurs nationaux et 161 formateurs Shep dans les régions et districts.

Arh.

 

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