Mieux gérer les établissements de santé, retenir les professionnels dans leurs postes et accélérer la modernisation des services. Madagascar cherche de nouveaux leviers pour améliorer son système sanitaire. Le ministère de la Santé publique et la Banque mondiale ont placé ces enjeux au cœur de leurs échanges stratégiques, hier, à Ambohidahy.
La réforme envisagée accorde une place importante à la gestion des établissements de santé. L’objectif est de leur donner davantage d’autonomie pour organiser leurs activités, utiliser au mieux les ressources disponibles et répondre plus rapidement aux besoins des populations. Une orientation qui vise à rapprocher les décisions des réalités du terrain.
La question des ressources humaines constitue un autre défi majeur. La répartition des agents selon les besoins, le renforcement de la formation et les moyens de les encourager à rester en poste figurent parmi les pistes examinées. L’enjeu est de favoriser une meilleure disponibilité des professionnels et d’améliorer la qualité des soins, notamment dans les structures confrontées à des difficultés d’effectifs.
Le numérique comme outil de modernisation
La transformation numérique fait également partie des axes de réflexion. En facilitant le partage des informations et la coordination entre les différentes structures, elle pourrait contribuer à un pilotage plus efficace du système de santé et à des décisions mieux adaptées aux besoins locaux.
Présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé publique, le Dr Ephraïm Stéphanson Randrianambinina, la rencontre a réuni une délégation de la Banque mondiale conduite par Ernest E. Massiah, directeur chargé des secteurs de la Santé, de la Nutrition et de la Population.
Reste désormais à traduire ces orientations en changements concrets pour les patients, premiers concernés par les performances du système de santé.
Fahranarison





