À Talata Volonondry, à une trentaine de kilomètres au nord d’Antananarivo, dans l’Analamanga, une volontaire japonaise forme les habitants à la céramique. Elle intervient à l’Ecovillage Mahavariana, où les participants valorisent désormais l’argile locale.
Cette volontaire, Maruyama Karin, est animatrice de développement communautaire. Elle est présente depuis juin 2025 dans le cadre du Programme de Volontariat japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV). Sa mission dure deux ans et elle met son expérience de la poterie au service de la communauté. Le programme JOCV, lui, intervient dans six régions : Analamanga, Itasy, Vakinankaratra, Bongolava, Boeny et Amoron’i Mania. Il contribue au développement socioéconomique et renforce l’amitié entre les peuples malgache et japonais.
Tout est parti d’une demande des habitants. «Ils souhaitaient découvrir et pratiquer la céramique, mais au départ, nous ne disposions d’aucun équipement, d’espace de travail ni de matériel adapté», explique Andrianjafy Rasoanindrainy. Ce dernier, étant enseignant-chercheur de l’École Supérieure des Sciences Agronomiques (ESSA) est le fondateur du projet Ecovillage Madagascar.
Changements palpables
Depuis, la situation a bien changé. «Grâce à l’organisation qui gère l’Ecovillage, nous avons mis en place peu à peu l’environnement nécessaire : outils, atelier, four de cuisson. Les conditions sont désormais globalement réunies», témoigne Maruyama Karin.
Car en plus de l’apprentissage, le projet poursuit plusieurs objectifs. D’abord, les habitants fabriquent eux-mêmes des objets utiles, ce qui réduit certaines dépenses. À terme, ces créations pourraient même devenir une source de revenus. Ensuite, la volontaire souhaite offrir aux adultes comme aux enfants un espace de création. «Chacun peut y prendre le temps de travailler l’argile, de développer sa créativité et de trouver un certain bien-être», souligne-t-elle.
Les premiers résultats apparaissent déjà. «Depuis les ateliers, de plus en plus de personnes s’intéressent à la céramique dans la commune, et la communauté reçoit des demandes et des commandes», constate Tsiky Finoana Mahefa, formateur à l’Ecovillage. Il reste toutefois prudent : «L’activité en est
à ses débuts. Le nombre de participants, les revenus et la notoriété restent limités, mais nous espérons les voir progresser».
Arh.





