Finale de la Can 2025 : le TAS entre dans le temps des délibérations, verdict attendu fin novembre

Le long match juridique autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Na­tions 2025 est désormais entré dans sa phase décisive. À Lausanne, dans les couloirs feutrés du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le dossier opposant la Fédé­ration sénégalaise de football (FSF) à la Confédération africaine de football (CAF) et à la Fédération royale marocaine de football (FRMF) poursuit son parcours procédural, loin des pelouses mais au cœur des enjeux institutionnels du football africain.
Dans un communiqué publié hier, le TAS a indiqué que l’audience relative à l’appel introduit par la FSF s’était tenue le 8 octobre 2026 à son siège en Suisse, à huis clos. Une étape majeure dans une affaire devenue l’un des contentieux les plus suivis du football continental, tant les implications sportives, réglementaires et symboliques dépassent largement le simple cadre d’un litige administratif.
Selon la juridiction lausannoise, la Formation arbitrale a déjà entamé ses délibérations et poursuit actuellement l’examen approfondi des arguments développés par les différentes parties. Les arbitres n’ont pas opté pour une décision sommaire ou un simple dispositif. Ils ont choisi de rendre une sentence complète, assortie de l’ensemble des motivations juridiques et de l’argumentaire fondant leur décision.
Dans le jargon du contentieux sportif international, ce choix démontre généralement de la complexité du dossier et de la nécessité de sécuriser juridiquement une décision appelée à faire jurisprudence ou, du moins, à constituer une référence pour les futures contestations portant sur les compétitions africaines. Le TAS précise d’ailleurs que ce travail rédactionnel nécessitera plusieurs semaines supplémentaires.

Le calendrier est désormais connu
La sentence arbitrale n’est pas attendue avant la fin du mois de novembre 2026. D’ici là, le suspense demeure entier et les différentes parties devront patienter avant de connaître l’issue d’une bataille qui se joue davantage sur le terrain du droit du sport que sur celui de la performance athlétique.
Cette communication du TAS vise également à couper court aux spéculations qui alimentent régulièrement l’espace médiatique et les réseaux sociaux. L’institution rappelle avec fermeté que seules les informations diffusées par ses propres canaux doivent être considérées comme officielles. Toute annonce relative à cette procédure sera publiée exclusivement sur le site du tribunal.
Une chose est certaine : lorsque la sentence tombera, elle mettra un terme à l’un des épisodes les plus sensibles de l’après-Can 2025. En attendant le coup de sifflet final des arbitres de Lausanne, le match se poursuit dans les salles d’audience plutôt que dans les stades, avec pour arbitres les magistrats du sport mondial et pour enjeu la sécurité juridique du football africain.

Naisa

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