Au lendemain de la sortie musclée du colonel Michaël Randrianirina contre la corruption et les abus d’autorité à Ivato, un avocat dénonce l’intervention d’un officier supérieur dans un litige commercial opposant deux ressortissants chinois à Toamasina. Le militaire affirmerait être un proche du président de la Refondation.
Lors d’une conférence de presse, l’avocat de l’opérateur chinois lié à la société Speed-Trans, a dénoncé l’immixtion d’un colonel dans un conflit opposant deux anciens associés. Selon ses déclarations, cet officier ferait valoir son influence dans cette affaire privée en se prévalant de son appartenance à la même promotion militaire que Michaël Randrianirina.
A l’origine du litige figurent, plusieurs dizaines de camions exploités par la société Speed-Trans. D’après l’avocat, les véhicules auraient été acquis avec les fonds de son client, mais immatriculés au nom de son ancien partenaire commercial. Ce dernier chercherait désormais à s’approprier les camions, malgré les engagements qui auraient initialement lié les deux associés. L’avocat affirme également que la partie adverse invoquerait des soutiens dans les hautes sphères du pouvoir.
Ces dénonciations prennent un sens particulier au lendemain de l’intervention présidentielle à Ivato. Michaël Randrianirina a vivement fustigé les pratiques de corruption au sein des services aéroportuaires et ordonné des remplacements ainsi que des affectations disciplinaires. Il a également dénoncé l’utilisation abusive de son nom par certaines personnes cherchant à bénéficier de traitements privilégiés. L’avocat de Speed-Trans tire ainsi la sonnette d’alarme et demande aux autorités de faire la lumière sur ces faits.
Rakoto





