Le projet de loi de finances 2027 met l’accent sur un cadre fiscal élargi pour le Mondial 2030. Prolongeant les exonérations accordées depuis 2025 aux représentations de la Fifa au Maroc, il vise également les six confédérations, dont la Caf, les fédérations qualifiées et certains joueurs non-résidents, pour les activités et revenus éligibles liés au tournoi. Le Maroc ne se contente pas d’aménager les pelouses, il prépare aussi le terrain juridique et financier afin que la compétition se déroule sans accroc.
Pendant que le gouvernement marocain met ainsi les bouchées doubles sur le plan réglementaire, le Royaume accueille déjà une compétition planétaire. Du 17 octobre au 7 novembre, Rabat vibre au rythme de la Coupe du monde féminine U17 de la Fifa. Vingt-quatre sélections s’affrontent sur cinquante-deux rencontres dans un format centralisé qui permet aux supporters d’enchaîner les matches dans la même journée, un vrai bonheur pour les passionnés qui ne veulent rien manquer.
Les jeunes footballeuses évoluent dans des installations taillées pour le ballon rond féminin, tandis qu’une fan zone anime les abords des stades et donne du cœur à l’ouvrage. Pour le public africain et les médias du continent, ce tournoi constitue une occasion en or de repérer les futures internationales et de prendre le pouls de la capacité d’accueil marocaine. On y voit déjà les prémices d’une organisation rodée, capable de gérer le flux des supporters, les exigences médiatiques et la logistique d’un événement Fifa.
Les deux dossiers restent juridiquement distincts. Les dispositions du PLF 2027 ne s’appliquent pas au tournoi U17 en cours, et le texte doit encore franchir l’obstacle du Parlement. Pourtant, ils éclairent d’un même jour la stratégie marocaine. Sur le terrain, le pays prouve qu’il sait accueillir les sélections et les fans. Dans les textes, il bâtit le régime qui accompagnera les grandes échéances du football mondial.
Naisa





