Malgré une amélioration du taux de malnutrition chronique en 5 ans (de 45% à 40%), Madagascar figure encore parmi les 28 pays au monde où la prévalence de la malnutrition chronique est encore supérieure à 30%, depuis plus d’une décennie.
Face à ce contexte, Madagascar réaffirme son engagement en faveur de la nutrition, lors d’un atelier hier au Novotel Alarobia, en présence de la sous-secrétaire générale des Nations Unies, non moins coordinatrice du mouvement pour le renforcement de la nutrition ou « Scaling up nutrition (Sun) », Afshan Khan.
Des efforts restent ainsi à fournir. Selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de développer leurs capacités cognitives et physiques, les enfants de moins de deux ans devraient en moyenne consommer cinq groupes alimentaires sur les huit groupes définis.
Or, selon un rapport établi par l’Unicef en 2024 sur la pauvreté alimentaire des enfants au pays, 74% d’entre eux ne consomment que trois à quatre groupes alimentaires par jour si 24% ne bénéficient seulement que d’un à deux groupes alimentaires par jour, « ce qui est considéré comme une situation de pauvreté alimentaire sévère », note-t-on dans ce rapport.
Dans le Sud de Madagascar, 86% des ménages n’ont pas les moyens de consommer une alimentation diversifiée et nutritive. Sur ce point, le taux de la malnutrition aiguë est encore de 7,7% à Madagascar et arrive parfois à dépasser les 12% dans certaines contrées.
Engagement en faveur de la nutrition
Et cet atelier a permis à Madagascar de réitérer son engagement et ses actions en faveur de la nutrition, notamment la réduction du taux de la malnutrition chronique à 25% en 2030, le taux de la malnutrition aiguë à moins de 3%, l’intégration de la nutrition dans les programmes agricoles ainsi que le renforcement de la coordination multisectorielle.
« Il faut que nous élaborions une stratégie à suivre pour qu’on puisse atteindre les objectifs communs de combattre la malnutrition », a noté le PM dans son discours.
Dans cette optique, il est nécessaire de renforcer la coordination des activités, d’accélérer la transformation des systèmes alimentaires et mobiliser des financements afin de bénéficier un impact durable d’ici 2030. Cela en vue également de la participation de la Grande île au Sommet mondial de la Nutrition pour la croissance (N4G) à Paris ce 25 mars.
Différents acteurs composés de décideurs politiques, de parlementaires, de partenaires techniques et financiers ainsi que de la société civile, sans oublier le secteur privé, ont participé à cet atelier.
Sera R.




