Bianco: un réseau de spoliateurs de terrains démantelé

Le Bianco mène une lutte sans relâche contre les vols de terrains. Récemment, il a démantelé un réseau de spoliateurs fonciers dans la Capitale qui utilise des prête-noms pour acquérir illégalement des immeubles dans le but de les revendre. 12 individus arrêtés ont été déférés devant le Pôle anti-corruption. Et 2 d’entre eux sont placés en détention provisoire.

Chefs d’arrondissement administratifs, notaire, géomètre expert, agence immobilière et d’autres intermédiaires sont impliqués dans cette affaire d’accaparement de terres. Ce réseau de spoliateurs a convoité un immeuble situé dans un quartier résidentiel de la capitale. Son mode opératoire consiste à cibler les terrains les plus demandés, notamment ceux stratégiquement situés et en pleine expansion. Une fois cette étape effectuée, « de faux actes de vente antidatés (d’environ 30 ans), sont rédigés en utilisant des prête-noms », explique le Bianco.
Une fois régularisés, ces documents falsifiés sont ajoutés dans le registre d’une commune proche de la capitale. Par la suite, les terrains sont transférés au nom d’un prête-nom moyennant une transaction fictive de 10 mil­lions d’ariary. Une agence immobilière se charge de trouver un investisseur étranger pour mettre en place un bail emphytéoti­que, dont le montant du contrat est estimé à plus de 2 milliards d’ariary. Et pour légaliser le document, un acte notarié est rédigé et signé par un notaire.
Mais ce réseau n’est pas arrivé à ses fins. Le Bianco a reçu une doléance à ce sujet. Une enquête a été ouverte permettant de savoir que l’immeuble en question situé effectivement dans un quartier résidentiel de la Capita­le, a fait déjà l’objet d’une saisie en date du 20 janvier qui a été confirmée par la Chambre de saisie et de confiscation du Pôle anti-corruption (Pac) trois jours après.
Après investigation menée par le Bureau anti-corruption, 12 personnes ont aussitôt été déférées au Pac le 27 février. De lourdes charges pèsent contre elles : abus de fonction, falsification et usage de faux et corruption active et passive. Deux d’entre elles sont placées sous mandat de dépôt, à savoir le prête-nom et l’agent immobilier. Les autres accusés ont obtenu une liberté provisoire en attendant la date du procès.

 T.N

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