Depuis ce lundi à minuit, les prix du carburant à la pompe ont connu une hausse significative. Le président de la République a confirmé cette révision à la hausse, dans le cadre de l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix, encadré par un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).
Le gasoil est désormais vendu à 5.170 ariary le litre, contre 4.970 ariary en avril, soit une hausse de 200 ariary. Le sans-plomb 95 affiche un prix de 5.510 ariary, en augmentation de 190 ariary par rapport à avril. Quant au pétrole lampant, il passe de 3.030 à 3.230 ariary, également en hausse de 200 ariary.
Ces augmentations résultent des cours internationaux du mois de mars, période de référence pour fixer les prix de mai. Le ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, Olivier Jean- Baptiste, a précisé samedi sur la chaîne nationale TVM que les prix appliqués tiennent compte des importations effectuées deux mois plus tôt. Or, en mars, les marchés mondiaux avaient enregistré une flambée des prix, alimentée par la décision des pays producteurs de pétrole de réduire leur production et par les incertitudes économiques mondiales.
Le ministre a toutefois évoqué une éclaircie pour les mois à venir. Selon lui, les pays exportateurs ont repris leur production en avril, ce qui a entraîné une baisse progressive des prix internationaux. De plus, le taux de change joue actuellement en faveur de Madagascar : le dollar est passé de 4.650 ariary début avril à environ 4.450 ariary, allégeant ainsi les coûts d’importation.
Les prévisions annoncent donc une baisse des prix dès juin. Le gasoil pourrait redescendre à 5.100 ariary, puis à 4.900 ariary en juillet. Olivier Jean-Baptiste insiste toutefois sur le fait que les marges de variation restent limitées à plus ou moins 200 ariary par litre, conformément aux engagements pris avec le FMI.
Les discussions sont toujours en cours entre les autorités pour finaliser les tarifs applicables. Le ministre rappelle que les ajustements mensuels interviennent entre le 1er et le 5 du mois. En attendant, les consommateurs doivent composer avec cette nouvelle hausse, en espérant un répit pour les prochaines semaines.
Arh.




