Lors de l’ouverture officielle des Journées des branches de production nationales, hier au stade Barea Mahamasina, il a été annoncé que la production des industries locales a considérablement augmenté ces dernières années, grâce à l’instauration des mesures protectrices, initiées par l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales(ANMCC).
La production locale est sur la pente ascendante qu’il s’agisse de détergent en poudre, lait concentrée, farine, couche et serviette hygiénique, gaine stratifiée en polyéthylène, carton, biscuit, huile alimentaire, couverture, bougie et de pâte alimentaire. A titre d’exemple, la production de pâte alimentaire qui s’est élevée à 7.000 tonnes par an depuis 2018, est passée à 70.000 tonnes, à l’heure actuelle.
« Cette initiative de l’ANMCC, d’organiser des Journées des branches de production nationales, s’aligne parfaitement avec le 2e pilier de la Politique générale de l’Etat, axé sur la promotion de l’industrialisation et la transformation économique », a indiqué le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa.
Et les industries locales ont massivement participé à cet événement pour montrer leur reconnaissance envers l’ANMCC. Plus de 80 stands sont installés sur le site afin de mettre en valeur la diversité, la richesse et le dynamisme des filières de production nationale. Plusieurs organismes présents à cet événement, à l’instar du Bureau des Normes de Madagascar, le Conseil de la Concurrence, le SIM, l’Omapi, la Douane, le ministère du Commerce et de l’industrialisation (Mic)… restent à leur disposition pour répondre aux éventuelles questions en lien avec leurs missions respectives.
Relance de la production nationale
« Cette journée s’inscrit dans une dynamique de relance de production nationale, et l’ANMCC est toujours prête à soutenir les producteurs locaux afin qu’ils puissent concurrencer les produits importés », a déclaré pour sa part le directeur général de l’ANMCC, Barthélémy. Il a ajouté que les mesures de protection ne sont pas destinées à supprimer les importations, mais à mettre en place une concurrence loyale.
« Les entreprises malgaches n’ont pas peur de la concurrence, mais il faut clarifier les règles du jeu de manière à ce que les produits locaux ne soient pas lésés par rapport à ceux importés », a spécifié le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana. Le lancement officiel de la campagne nationale « Vita Malagasy, Tiako ka Arovako », a été l’un des moments forts de cette ouverture.
Jean Riana




