Cosafa Cup : L’Angola brise le rêve des Barea

Douche froide pour les Barea de Madagascar, après leur lourde défaite (4 à 1) face aux Palancas Negras de l’Angola, en demi-finale de la Cosafa Cup, hier au Free State Stadium de Bloemfontein (Afrique du Sud).

Alors que Madagascar a tant attendu ce rendez-vous, pour écrire une nouvelle page de son histoire, après s’être hissé avec panache parmi les quatre derniers prétendants,
l’équipe nationale a carrément mordu la poussière, face à une équipe d’Angola impitoyable. Les Palancas Negras ont dicté leur loi, laissant les Malgaches sur le carreau, incapables de renverser la vapeur.
Dès le coup d’envoi, l’An­gola a mis le pied sur l’accélérateur, monopolisant le ballon avec 67% de possession. Les Barea en man­que d’inspiration, ont semblé courir après le ballon.
A la 19e minute, Depú a ouvert le score sur penalty, plantant le premier clou dans le cercueil malgache. Vingt minutes plus tard, le même Depú a doublé la mise sans coup férir. Les Barea ont tenté de reprendre leurs esprits en procédant à une vague de remplacements dès la mi-temps, faisant entrer Randriamanampisoa, Raba­rijaona, Andrianarima­nana et Razafimanana pour se­couer une équipe à la dérive. Mais ces changements, bien que courageux, n’ont pas suffi à changer la donne.
En seconde période, l’An­gola a continué à dérouler son jeu. A la 74e minute, Zini M. Keliano a porté l’estocade, creusant l’écart à 3 buts à rien. Puis, à la 86e, Além Zini a marqué le 4e but de K.O, scellant le sort des Barea.
Madagascar, à bout de souffle, n’a pu que sauver l’honneur dans les arrêts de jeu, grâce à une réalisation tardive de N. Razafima­ha­tana à la 91e minute. Un but anecdotique, bien trop mai­gre pour panser les plaies d’une équipe qui a vu ses rêves de finale s’envoler en fumée.
Côté discipline, les deux équipes ont écopé de trois cartons jaunes chacune, dans un match où la tension était palpable, mais sans dérapage majeur. L’Angola, maître de son sujet, a géré son effort avec des substitutions stratégiques, en faisant entrer des joueurs comme Nteka, Mil­son ou Buatu, pour maintenir la pression. En revanche, Madagascar a semblé à court de solutions, englué dans un système qui n’a jamais trouvé son rythme bien rodé.
Cette déculottée laisse un goût amer aux supporters des Barea, qui espéraient voir leur équipe tenir tête aux cadors de la région. Si le parcours jusqu’en demi-finale reste une belle prouesse, cette lourde défaite met en lumière les lacunes d’une équipe qui devra tirer des leçons pour rebondir. L’An­gola, quant à lui, file en fi­nale avec l’assurance d’un rouleau compresseur, prêt à tout écraser sur son passage. Pour Madagascar, il faudra panser les blessures et re­partir de l’avant, car dans le football, on n’est jamais à
l’abri d’une revanche.

Naisa

Partager sur: