Trafic de quatre lémuriens à Ivato: un Comorien et une Malgache pris la main dans le sac

Grâce à la collaboration entre le ministère de l’Envi­ronnement et du développement durable (Medd) et la Police de l’air et des frontières (Paf), une tentative d’exportation d’espèces protégées a été déjouée, dimanche à l’aéroport international d’Ivato. Il s’agit de quatre lémuriens connus sous le nom scientifique de Propi­thecus coquereli, issus de la partie nord-ouest de l’île. Un Comorien de nationalité malgache et un Malgache ont voulu les exporter illicitement à Dubaï en les ca­chant dans leurs bagages.
«L’habitat naturel de cette espèce fait partie des aires protégées. Ce trafic est donc une véritable infraction, sinon un crime, vu que nous avons le code des aires protégées (Loi n°2015-005 ou loi Coap) et le décret 2006-400 portant classement des espèces de faune sauvages», dixit la directrice des aires protégées au sein du Medd Tojotsara Ratefason, hier devant la presse. De plus, tous les lémuriens de Madagascar étant inscrits dans l’annexe 1 du Cites, leur exportation est strictement interdite. Tout trafiquant encourt alors de lourdes peines.
«Ce n’était pas un trafic isolé, mais l’œuvre d’un réseau dont le mode opératoire commence à se dévoiler. Les investigations se poursuivent et les enquêteurs disposent de pistes sérieuses pour le démanteler», a expliqué le directeur de la lutte contre la corruption au sein du Medd, Rina Andrianirina. Et d’après le commissaire Vialevich Rafaralahy, adjoint Paf, «Les deux individus, l’homme âgé d’une cinquantaine d’années et la femme, 22 ans, ne sont pas en couple. Ils voulaient tout simplement se rendre à Dubaï pour du travail.» Le duo fait actuellement l’objet d’une enquête serrée.

LR

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