Sous le thème, « Transferts de fonds à Madagascar : moteur de résilience ou dépendance silencieuse ? », une réflexion conjointe de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et l’Union Africaine, tenue hier au Kudeta Urban Club Anosy, a souligné l’urgence pour Madagascar de mobiliser les investissements privés, notamment ceux de sa diaspora, afin de stimuler son développement.
Cette rencontre, organisée dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale du Transfert de Fonds, a pour objectif principal de présenter le projet SDE4R, visant à optimiser l’engagement de la diaspora, afin de stimuler les investissements et l’entrepreneuriat, renforçant ainsi la résilience du pays. Les représentants de la diaspora ont clairement exprimé leur désir d’investir dans la Grande Île. Cependant, un obstacle majeur persiste, à savoir le manque de confiance dans les pouvoirs publics.
Tous les panélistes se sont accordés à dire qu’il est impératif de lever la méfiance entre les deux parties. Ce défi majeur doit être relevé pour espérer mobiliser pleinement les investissements, même si la diaspora manifeste déjà sa volonté d’investir.
A noter que les transferts de fonds reçus en 2023, sont estimés entre 550 et 600 millions de dollars qui représentent 4 à 5% du PIB. Les principales sources proviennent principalement de France, des Etats-Unis, du Royaume Unis, de Maurice… et les canaux courants utilisés pour les transferts sont Fintech et Mobile money.
Face aux multiples défis tels que les crises sécuritaires, le changement climatique, et les pressions démographiques, le projet SDE4R se positionne comme une réponse innovante pour exploiter le capital humain et financier de la diaspora en tant que source fiable de financement dans ces contextes fragiles.
Jean Riana




