Conflit d’intérêts !

Décidément, les polémiques se suivent et se ressemblent. La moindre étincelle peut déclencher des réactions vives en chaine et mettre le feu sur les réseaux sociaux. Ça part en vrille. De la réflexion à un état d’âme, chacun y met son grain de sel, pour alimenter la controverse, qui, au fond, n’en est pas vraiment une. Certains n’hésitent même pas à cultiver l’ambiguïté dans l’unique but de fausser le débat et de manipuler l’opinion populaire. Cette technique de manipulation s’avère efficace pour les lanceurs de polémiques.
Sans conteste, c’est tout à fait normal de réagir et d’avoir un avis différent et contradictoire, voire même d’être à l’unisson quand il s’agit de porter atteinte à vos « intérêts ». Mais jeter dans la mêlée où semer la confusion, a bon train, sans savoir ce qu’il en est vraiment, c’est gaspiller sa salive, sans entrer dans le fond du sujet.
Après des cas avérés d’intoxication alimentaire et suspects d’empoisonnement, le taux d’intérêt d’emprunt bancaire en hausse de 20% avec effet rétroactif, à ne pas prendre à lettre, défraye à son tour la chronique.
Et comble de la situation, même les députés qui ont voté le projet de loi de finances, c’est-à-dire, les mieux placés pour éclaircir la lanterne et mettre la fin à la confusion, n’ont pas le même niveau de compréhension et de connaissances des tenants et aboutissants de ce fameux taux. Chacun raconte des versions contradictoires, semant la panique parmi la population qui ne sait plus croire, à tel point que les élus du peuple sont devenus la risée des internautes en colère sur les réseaux sociaux.
Alors que s’ils maîtrisent le sujet, certes de nature très technique, en faisant attention à tous les détails, cette histoire de taux, n’a pas fait couler beaucoup d’encre. D’après les explications fournies par la ministre de l’Economie et des finances, cette hausse de 20% ne s’applique pas aux taux d’intérêt fixés par les banques. Pour être plus explicite, si quelqu’un souhaite faire un prêt, le taux d’intérêt n’est pas de 20%, contrairement à ce qu’on a voulu faire croire. Pour clore le débat, il s’agit de la « TVA de 20% sur les intérêts des crédits bancaires, suspendue depuis 2006».

Andry Rabeson

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