Deux personnes du même sexe, se dire « oui » devant Dieu et l’Eglise ou à la mairie, symbole de la valeur sacrée de leur union, légale et officielle, cela n’arrivera jamais à Madagascar, jusqu’à preuve du contraire. Et ce n’est pas demain qu’on entendra parler d’accès facilité des femmes à l’interruption volontaire de grossesse ou thérapeutique de grossesse.
En rejetant les recommandations internationales y afférentes, l’Etat malgache a clairement expliqué les raisons, lors de la phase finale de l’Examen périodique universel (Epu), relatif aux droits sexuels, au sein du Conseil des droits de l’Homme à Genève (Suisse).
Légaliser le mariage gay et dépénaliser l’avortement, suscitent encore d’intense débat dans les pays occidents de plus en plus partagés sur les sujets.
Chez les uns plus ouverts, le mariage pour tous et le droit à l’avortement, sont dorénavant légaux où la question de moralité ne se poserait même plus. Alors que chez les autres plus fondamentaliste et conservateurs, comme Madagascar, adopter de telles recommandations « controversées », va à l’encontre des us et coutumes malgaches établis et surtout du code pénal, malgré les arguments convaincants avancés par les partisans de projets de loi allant dans ce sens.
A Madagascar, tout avortement est mal et réprimé par la loi. Il est qualifié de crime passible d’une peine d’emprisonnement. Et dans la société malgache, l’homosexualité est encore très mal vue, considérée une pratique perverse, relevant parfois de la discrimination. Et il ne faut pas se demander pourquoi des projets de loi sur l’Interruption thérapeutique de la grossesse (ITG), envoyés à l’Assemblée nationale, restent lettre morte. A cette allure, ces textes ne passeront pas comme une lettre à la poste à la Chambre basse. Mais les mouvements luttant pour les droits des femmes, n’ont pas dit leur dernier mot, alors que pour l’Etat, c’est illégal et immoral.
Andry Rabeson




