La situation à l’Université de Toliara reste tendue alors que le délai de 72 heures fixé par les étudiants pour satisfaire leurs revendications a expiré. Hier matin, ces derniers ont organisé une manifestation pacifique qui a été dispersée par les forces de l’ordre à coup de gaz lacrymogène, illustrant la montée des tensions sur le campus.
Les étudiants dénoncent des atteintes à la franchise universitaire et demandent un dialogue constructif avec la direction de l’université. Malgré ces échauffourées, ils affichent leur détermination à poursuivre la grève, réaffirmant que leur action ne doit pas être politisée. “Nous restons mobilisés tant que nos revendications ne sont pas satisfaites”, a déclaré un porte-parole des grévistes.
Depuis la semaine passée, les étudiants réclament leurs droits relatifs aux bourses d’études, aux infrastructures défectueuses et aux conditions d’études déplorables. Ils revendiquent dans ce sens l’établissement d’un calendrier de versement des bourses, la construction d’un dortoir de type R+1, et l’amélioration des infrastructures existantes comme les salles de cours. Selon leurs représentants, près de 400 étudiants n’ont pas encore reçu leurs bourses.
La Présidence engage un dialogue d’apaisement
Cependant, dans une tournure inattendue, la Présidence de l’Université de Toliara a organisé hier une rencontre avec les représentants des étudiants dans un climat de respect mutuel. Les responsables universitaires ont promis de lancer immédiatement les travaux de réhabilitation du bâtiment R+1.
Concernant le retard de paiement des bourses, la Présidence a assuré qu’elle est en contact avec le ministère de l’Enseignement supérieur, pour régulariser la situation avant le prochain cycle de paiement. Les autorités universitaires ont également rappelé que toute intervention des forces de l’ordre sur le campus, devra désormais obtenir leur approbation, évitant ainsi toute escalade de violence.
Fahranarison




