SNLCC: mise en place du mécanisme de suivi et d’évaluation

Une concertation d’experts consacrée à la mise en place du mécanisme de suivi et d’évaluation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) se tient pendant deux jours à Anosy, soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Elle réunit des spécialistes nationaux, régionaux et internationaux en suivi et évaluation.

L’objectif est d’instaurer une approche coordonnée et fondée sur des données probantes pour évaluer l’efficacité des mesures de lutte contre la corruption, identifier les défis persistants et proposer des actions correctives. « La mise en place d’une approche permettant l’évaluation est une stratégie nouvelle afin d’avoir des résultats tangibles », a indiqué Tsiry Razafi­ma­ndimby, Secrétaire exécutif du Comité de la sauvegarde pour l’intégrité (CSI). Cette concertation favorisera également la synergie entre les différents acteurs, en mutualisant les savoir-faire ainsi que les ressources techniques et financières. Le but est de garantir la mise en œuvre harmonisée du mécanisme de suivi et évaluation de la SNLCC, en s’appuyant à la fois sur les expertises locales, régionales et internationales, afin d’élaborer des solutions adaptées et efficaces au contexte malgache.
En effet, deux types de suivi et d’évaluation sont à effectuer pour la mise en œuvre de la SNLCC, conformément aux recommandations du guide de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Il s’agit, d’une part, du suivi et évaluation de la mise en œuvre, visant à vérifier si les mesures prévues pour atteindre les trois objectifs sont effectivement appliquées ; et d’autre part, du suivi et évaluation des effets produits, permettant d’analyser les impacts réels des actions entreprises.
« La corruption est un phénomène profondément enraciné et multiforme, dont la mesure est souvent complexe, car elle touche à la fois les pratiques visibles et les dynamiques informelles. De la même façon, mesurer les avancées de la SNLCC représente un défi méthodologique important, loin d’être évident. Pour y faire face, nous devons agir avec méthode. Et cela passe par un suivi rigoureux et une évaluation régulière de nos actions. Nous avons besoin d’indicateurs clairs, de données fiables et d’analyses objectives pour savoir ce qui fonctionne, ce qui bloque et comment améliorer nos interventions», a déclaré Jean Louis Andriamifidy, président du CSI.
Un accord de coopération a également été signé entre le CSI et l’Instat, qui prévoit la publication de statistiques précises et pertinentes pour tous. Cet accord constitue un signe de renforcement de la coopération dans la lutte contre la corruption entre les différentes parties prenantes.

N.A

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