Aussi bien dans l’affaire d’Ambohimalaza que celle des 5 Boeing 777, au cœur d’un scandale mondial, il n’y a qu’une seule chose qui compte, la vérité. Les personnes impliquées dans cet octroi de certificat d’immatriculation de manière détournée, au profit de ces avions pour le compte d’une compagnie aérienne Iranienne, notamment les responsables directs, ne doivent pas s’en tirer à bon compte.
Maintenant, Madagascar se trouve dans une situation délicate et embarrassante. Le spectre des sanctions internationales est maintenant suspendu au-dessus de nos têtes, comme une épée de Damoclès, au moment où les négociations avec les Américains, sur les droits de douanes, entrent dans la dernière ligne droite.
A coup sûr, beaucoup de pays, notamment les occidentaux, refusent de cautionner cette décision controversée de livrer des avions immatriculés à l’Iran. Mais avant de prendre des mesures, ils doivent demander des comptes à l’Etat malgache qui se dit aussi victime d’une telle violation des sanctions internationales, portant même atteinte à la souveraineté nationale.
Désormais, l’honneur et l’image du pays sont en jeu. On risque gros tant que cette affaire ne soit pas élucidée, prouvant que l’Etat malgache n’a rien à avoir dans cette affaire. Et l’Exécutif est déterminé à aller dans ce sens. Les faits sont même suffisamment graves pour que l’Etat malgache sollicite l’aide du FBI et de l’OACI.
Aux dernières nouvelles, Heriniaina Rijasoa Andriamanarivo et Khushwinder Singh, les deux suspects principaux sont arrêtés. Seraient-ils les cerveaux de cette affaire ? Les résultats d’enquêtes sont attendus, pour faire taire les spéculations et les rumeurs. D’ailleurs, le président de la République a déjà annoncé que quiconque impliqué dans cette magouille, sera trainé devant la justice. Entre temps, le limogeage du ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, tombe sous le sens. Il a aussi des comptes à rendre en tant que premier responsable, censé être au courant des tenants et aboutissants de toutes les procédures relatives à l’octroi de certificat d’immatriculation provisoire.
Jean Riana




