Une information a circulé hier sur les réseaux sociaux, selon laquelle Fenohasina, la principale suspecte dans le drame d’Ambohimalaza, a été envoyé à la maison carcérale pour femmes de Manjakandriana. Cela a laissé perplexes les internautes, d’autant qu’elle a été placée sous contrôle judiciaire, mercredi, avant que le parquet n’ait formé opposition de la décision du juge d’instruction à la chambre de détention préventive.
Questionnée sur ce sujet au téléphone, hier soir, une responsable au sein de l’administration pénitentiaire a confirmé que cette jeune femme a effectivement été placée sous mandat de dépôt à la prison pour femmes de Manjakandriana. Elle y a été envoyée sitôt après son défèrement. Sa mère, par contre, a été écrouée à Antanimora.
Selon les explications, cette décision a été prise pour éviter un éventuel contact, avant le procès, entre les cinq suspectes placées sous mandat de dépôt. D’ailleurs, même si les quatre autres se trouvent toutes à Antanimora, elles sont détenues dans des secteurs différents. «L’objectif est d’éviter que les rencontres entre elles n’influencent les réponses qu’elles vont donner lors de l’audience», a-t-on précisé.
En tout cas, les observateurs attendent avec impatiente le dénouement de cette affaire d’empoisonnement collectif lors de l’anniversaire de Fenohasina dans la nuit du 14 au 15 juin. Jusqu’ici, les décomptes officiels font état de 32 morts sur la soixantaine de convives. Les victimes sont composées majoritairement de jeunes, dont Nombana âgée de 17 ans, l’amie de la jubilée et qui aurait dû passer son baccalauréat cette année.
LR




