Trop, c’est trop !

On peut dire que parmi les journalistes qui traitent les différentes rubriques, ceux des
« faits divers » ont bien de la chance car ils ne manquent pas de sujets. En effet, ils sont bien servis par les divers évènements plus ou moins sordides qui surviennent chaque jour et au cours desquels on enregistre des pertes de vies humaines. Pour­tant, Madagascar n’est pas un pays en guerre et il n’y a aucun conflit armé.
Mais malheureusement, dans leur quasi-totalité, ces évènements se sont conclues de ma­nière tragique. Qu’il s’agisse d’empoisonnement qui a coûté la vie à une trentaine de personnes du côté d’Am­bohimalaza, ou d’accidents de circulation, un peu partout dans le pays, il y a toujours des morts.
Concernant ces accidents de la circulation, ce sont les accidents des deux roues qui sont les plus fréquents. Et trop souvent, ils sont mortels. La responsabilité de ces accidents est partagée quoique celle des motocyclistes est plus importante du fait du non-respect du code de la route et de leur im­prudence.
Pour les véhicules à quatre roues, on cite beaucoup plus les dé­faillances techniques comme à l’origine des accidents. Ce qui n’est pas étonnant quand on tient compte de l’âge vétuste du parc automobile. D’autant plus que les entretiens de­viennent de plus en plus chers. Pour cette raison, certains véhicules sont de véritables cercueils roulants.
Les excès de vitesse figurent parmi les principales causes des accidents. La raison est que les routes de Madagas­car viennent d’être construites ou réhabilitées ou bien en très mauvais état. Dans les deux cas, les accidents sont toujours à craindre. Quand les routes sont bonnes, les chauffeurs ont tendance à appuyer fortement sur l’accélérateur.
Un autre évènement majeur a entraîné beaucoup de décès. C’est le paludisme à Ikongo. On a enregistré plus d’une centaine de décès dans cette localité. Et il semble que la situation y est encore alarmante et loin d’être maîtrisée. Donc, on peut s’attendre à ce que le nombre de morts augmente.
Enfin, on ne peut pas oublier tous ces bandits qui sont abattus par les forces de défense et de sécurité. Tous les jours, sans exception, on apprend que des bandits de toutes sortes (dahalo, détrousseurs, cambrioleurs, kidnappeurs …) sont tombés sous les balles des forces de l’ordre. Et là, on ne fait pas le compte de leurs victimes.
Si on dresse le bilan en matière de perte de vies humaines dans le cadre de ces faits divers, le résultat sera certainement effarant. Autre­ment dit, les journalistes n’ont que l’embarras du choix concernant les sujets à traiter. Mais toujours est-il que le bilan est funèbre : On compte trop de morts dans ces différents évènements. Trop, c’est trop !

Aimé Andrianina

Partager sur: