La Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) change d’approche. Elle engage un dialogue direct avec les acteurs économiques pour améliorer le financement de l’économie malgache.
C’est la première fois que les deux collèges de la CSBF, en matière de supervision et de résolution, au grand complet, ont rencontré les principaux groupements professionnels (Fivmpama, Sim, Gem, Goticom, GFEM, OECFM), à Andakana, les 24 et 25 juillet sur le thème, «Promouvoir le financement de l’économie et améliorer la croissance», comme l’a annoncé la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).
Le constat est unanime, « les entreprises, notamment les PME et les femmes entrepreneures, peinent à obtenir des financements ». Le coût élevé du crédit, l’absence de garanties suffisantes et la complexité des conditions bancaires, sont autant de freins aux entreprises. S’ajoute à cela un manque d’informations fiables sur les entreprises et leur environnement économique, en particulier dans le secteur informel.
Autre point souligné, les projets à impact social ou environnemental restent peu soutenus faute de mécanismes financiers adaptés. Pourtant, ces initiatives représentent souvent un fort potentiel d’innovation et d’utilité publique.
Actions à engager
Face à ces défis, les participants ont identifié plusieurs leviers d’action. La CSBF prévoit de «renforcer les mécanismes de garantie pour faciliter l’accès au crédit, d’accélérer les réformes du secteur financier, de développer un marché des capitaux et d’encourager la finance durable, notamment pour l’énergie verte». Elle veut aussi «encadrer davantage les services financiers numériques pour mieux protéger les usagers».
Les groupements professionnels, de leur côté, s’engagent à «améliorer la transparence financière et à contribuer à la collecte de données économiques via la monographie régionale». Les institutions financières, elles, se disent prêtes à clarifier leurs conditions de prêt et à élargir l’inclusion financière.
La CSBF souhaite inscrire cette dynamique dans la durée. Ces engagements mutuels pourraient, s’ils se concrétisent, renforcer la confiance entre finance et entreprises, et créer un écosystème plus inclusif et propice au développement productif.
Arh.




