Lors d’un point de presse, hier à Anosy, le président de la Coalition des jeunes malgaches (COJM), Branco Nantenaina a interpellé le Pôle anti-corruption (Pac) et le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), au sujet de l’expulsion des résidents d’Ambalanaomby, fokontany Ambohitsaina, dans le district de Toamasina-II, le 28 juillet. Environ mille personnes, deux cent toits et trois églises, ont été sommés de quitter les lieux.
« Un opérateur étranger déclarant être en possession des documents légaux, a expulsé les résidents, alors que ces derniers disposent eux aussi des documents en bonne et due forme attestant leur acquisition, avec en substance une ordonnance du tribunal », déplore Branco Nantenaina.
Raison pour laquelle, il fait appel au Pac et Bianco, pour ouvrir une enquête. Par la même occasion, il a sollicité les autres entités de lutte contre la corruption, à suivre de près cette affaire et d’adopter une déclaration commune condamnant cette procédure d’expropriation abusive. Selon toujours Branco Nantenaina, le président Andry Rajoelina a été abusé, à force de vouloir coopérer avec les opérateurs étrangers.
En fait, il a été annoncé que le terrain en question est destiné au projet présidentiel mais jusqu’ici, aucune information y afférente, ni un arrêté ministériel, n’ont été officialisés. Comble de cette situation, les démolitions ont été menées secrètement vers quatre heures du matin, a fait savoir le président de la COJM.
« C’est la présidence qui devrait prendre les devants, et non la municipalité s’il s’agit d’un projet présidentiel », conclut-il.
N.A




