« Quand on parle de tourisme au sein des pays membres de la Sadc, on fait toujours référence aux Seychelles, à l’île Maurice et en Afrique du Sud. Pourtant Madagascar dispose d’atouts considérables dans ce secteur, au même titre que dans l’artisanat. A un moment donné, on a misé sur la promotion du tourisme malgache car la Grande Ile a tellement de choses à offrir », a fait savoir Gervais Atta, président du Business Council Sadc, à l’occasion du mercredi de l’entreprise, à Antaninarenina avant-hier.
Non seulement, le tourisme est un secteur pourvoyeur de devises et d’emplois, mais il est aussi un levier de développement économique majeur. Dans ce sens, Madagascar peut compter sur le marché de la Sadc, pour soutenir la promotion du secteur. « Il faut qu’on arrive à convaincre les décideurs que le marché du tourisme n’est pas seulement destiné à un ou deux Etats », a spécifié Gervais Atta.
Evolution positive
Selon les dernières statistiques émanant du ministère du Tourisme et de l’artisanat, Madagascar a accueilli 150.757 touristes au premier semestre 2025, en hausse par rapport à l’année dernière où le pays a accueilli 125.733 visiteurs sur la même période. Ces chiffres sont également en hausse comparé à l’arrivée touristique en 2019 où 147.822 touristes ont foulé le sol malgache sur les 6 premiers mois de l’année. Néanmoins, des efforts considérables restent à fournir, pour faire de Madagascar une destination phare et atteindre l’objectif d’accueillir un million de touristes, d’ici 2028.
Le ministère du Tourisme et de l’artisanat (MTA) ne ménage pas les efforts en vue de la professionnalisation du secteur. Pour ce faire, il met le développement humain au cœur de ses actions, pour renforcer la compétitivité.
Par ailleurs, dans le cadre du lancement prochain d’un Centre de formation professionnelle dédié aux métiers du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, la ministre Viviane Dewa a présidé une rencontre stratégique réunissant les partenaires institutionnels, les opérateurs touristiques, les professionnels du secteur, ainsi que les organisations de la société civile, le 2 août à Fort-Dauphin.
Cette rencontre visait à identifier les besoins en compétences locales, à adapter l’offre de formation aux réalités du terrain, à mobiliser les acteurs publics et privés autour d’une professionnalisation durable du secteur et aussi à favoriser l’insertion professionnelle des stagiaires dans les établissements touristiques de la région.
Jean Riana




