Lors de son partage de chiffres clés hier, le Projet de développement urbain intégré et de résilience (Produir) du Grand Tana, un programme mis en œuvre par le ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MDAT) et sous financement de la Banque mondiale, a publié que depuis son lancement, près de 200.000 jours/personnes d’emplois temporaires ont été créés sur ses différents chantiers en 5 ans. Notamment durant les réalisations des travaux urbains comme la construction de ruelles, de voies carrossables et même durant le curage du canal C3 où le triage des déchets sur le site de prétraitement des boues de curage et sur le site de confinement des boues de curage génère également des emplois. « Le taux de recrutement de mains-d’œuvre locales non qualifiées au niveau de chaque chantier tourne entre 5 et 10% », a fait savoir hier l’experte en sauvegarde sociale au sein de Produir, Mamy Reine Razanadrafara, soulignant au passage que cet engagement a été inscrit dès la conception du projet et entre dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de gestion environnemental et social (PGES).
Les travaux urbains à sa seconde phase
Selon toujours notre interlocutrice, les travaux urbains sont actuellement à sa deuxième phase où plus de 90% sont déjà réalisés. On peut citer, entre autres, 41,5 km de ruelles, 16,7 km de voies carrossables et 6,2 km de passerelles. Quant au curage du canal C3, les travaux effectués se mesurent à 1,6 km de long.
Cette deuxième phase des travaux urbains a été lancée au mois de décembre 2023 dont les infrastructures prévues comprennent 146 ruelles, 26 voies carrossables, 28 passerelles et 3 escaliers totalisant près de 203 ouvrages s’étendant sur 21.975 mètres linéaires.
D’après l’experte en sauvegarde sociale au sein de Produir, 203 infrastructures des travaux urbains ont été réalisées durant la phase I du projet, contre 238 durant la phase II.
Sera R.




