Energie renouvelable: le biogaz contre l’utilisation du charbon

Le biogaz figure parmi les solutions pour les ménages, notamment en milieu rural, pour remplacer l’utilisation du bois de chauffe et du charbon. En effet, le biogaz peut s’obtenir à partir de la fermentation dans un digesteur des rejets organiques humains et animaux ainsi que les ordures ménagères. « A partir de 5 kg par jour de bouses de zébu, on peut obtenir 0,4 m3 de méthane, l’équivalent d’une heure de cuisson, contre 0,9 m3 pour les bouses de vache pour 2h30 de cuisson », selon l’explication d’un technicien de la Biogaz Angovo Madagascar (Bam), une société œuvrant dans la distribution du biogaz domestique, joint au téléphone hier. Deux kilos d’ordures ménagères peuvent produire 0,2 m3 de méthane, l’équivalent de 30 mn de cuisson. Si on utilise de la défécation humaine, 20 kg peuvent produire 0,4 m3 de méthane.
Tout dépend ainsi de la manière de s’approvisionner en grande quantité de la matière première dont le milieu rural est ainsi favorisé. Actuellement, le prix d’une charrette de bouse de vache vaut dans les 20.000 ariary, à peu près 200 à 250 kg. A noter qu’on peut stocker le méthane pour une utilisation subséquente.

Parfois inaccessible
La contrainte à l’accès aux énergies renouvelables est toujours le prix des accessoires. La production de biogaz n’échappe pas à cette règle. Rien que pour un digesteur de 8m3, son prix avoisine les 3 millions d’ariary, clé en main, pour 4 h de cuisson. Pour un digesteur de 15 m3, il faut compter dans les 5 millions d’ariary, le système adapté à un usage domestique intensif car il permet une cuisson de 8 à 10 heures par jour. Compter dans les 12 millions d’ariary pour un volume de 40 m3, prévu pour des activités de restauration nécessitant des durées prolongées de cuisson à l’exemple des restaurants et cantines des entreprises.

Sera R.

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