Attaque déjouée à Toamasina: affrontement meurtrier entre des bandits et l’UIR

Les forces de l’ordre se mobilisent afin de mettre fin à l’insécurité qui gangrène la ville du Grand Port ces derniers temps. Les éléments de l’Unité d’intervention rapide (UIR) de la police nationale ont engagé un affrontement meurtrier avec une bande de braqueurs, dans la nuit d’avant-hier à Mangarano II 11/47.

Dès que les photos des suspects criblés de balles ont circulé sur les réseaux sociaux, hier matin, les victimes d’un braquage survenu dans la nuit de sa­medi à Ambolomadinika, ont reconnu leurs visages. Ce­pendant, selon leurs dires, celui qui les avait menacées durant l’assaut ne figurait pas parmi les quatre. Il se pourrait alors que celui-ci faisait partie des deux suspects ayant réussi à s’enfuir.
Cette bande n’utilise que des armes blanches comme de longs couteaux, pinces, coupe-coupe. Elle préparait son énième forfait dans la nuit d’avant-hier à Mangarano quand les policiers en patrouille ont remarqué ses gestes suspects. Les six membres de la bande se sont cachés, mais les éléments de l’UIR ne se sont pas laissé berner.

Mort ou pas ?

En procédant à l’arrestation, la police a fait face à une résistance farouche des suspects, l’obligeant à faire usage de ses armes à feu. Quatre ont été touchés par balles tandis que deux autres ont réussi à se fondre dans la nature. Les corps du quartet ont été envoyés à la morgue du Centre hospitalier universitaire (CHU) Analankininina Toamasina tout de suite après les faits.
Mais, une information a circulé hier à Toamasina, selon laquelle l’un des quatre « morts » aurait survécu et s’est évadé de la morgue. Un conducteur de tuc-tuc l’aurait rencontré peu après minuit et l’aurait reconduit au CHU Analakininina, pensant qu’il était victime d’une attaque au couteau. Il aurait par la suite été envoyé au CHU Morafeno pour la suite du traitement. Cependant, une source policière a nié ces allégations et confirmé que les quatre suspects ont tous perdu la vie.
En tout cas, cette bande a écumé Mangarano, Ambolo­ma­dinika et les quartiers environnants. Pour le cas de l’attaque à Ambolomadinika 23/ 22 en particulier, quatre hommes se sont introduits dans la maison prise pour cible, di­manche vers 3h du matin, tandis que les autres ont fait le guet dans la cour.
Ceux qui étaient à l’intérieur, ont menacé leurs victimes avec leurs armes blanches. Ils ont mis la main sur des téléphones, un ordinateur portable, un téléviseur et un speaker, ainsi qu’une somme de 2 millions d’ariary. Autant dire que la réponse de la police à cette attaque ne s’est pas fait attendre.

LR

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