Sous la présidence de Dr Philip Isdor Mpango, vice-président de la Tanzanie, représentant la présidente de l’Organe, Dr Samia Suluhu Hassan, la réunion de la Troîka au CCI Ivato samedi, a vu la participation du président sortant de l’Organe Hon. Mulambo Haimbe, ministre des Affaires étrangères zambien et le futur président, le Malawi, représenté par Vitumbiko Mumba, ministre du Commerce et de l’Industrie. L’objectif est d’examiner les nouvelles approches pour la paix et la sécurité et la stabilité dans la région.
La Troïka regroupe actuellement la République-Unie de Tanzanie en qualité de président en exercice, la République du Malawi comme président entrant et la République de Zambie en tant que président sortant. La Tanzanie a remis officiellement la présidence au Malawi lors du Sommet prévu le 17 août 2025. «Ce passage de témoin garantit la continuité politique et la confiance entre les Etats membres», a déclaré Vitumbiko Mumba.
« Cette réunion illustre la volonté commune de la Troïka d’assurer la paix, la stabilité et la souveraineté dans la région », a fait savoir Philip Isdor Mpango. Il a souligné que « la sécurité et la démocratie sont des piliers indissociables du développement durable en Afrique australe. La Troïka doit rester vigilante face aux menaces nouvelles et agir dans l’unité ».
La Zambie, dont le président Hakainde Hichilema vient d’achever son mandat, a été représenté par son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mulambo Haimbe. Ce dernier a pris part aux discussions préparatoires, lors du Comité ministériel de la Troïka, le 15 août 2025. « Nos échanges se concentrent sur la consolidation de la démocratie et la recherche de solutions communes face aux défis sécuritaires », a-t-il souligné.
Espace de dialogue et de coordination
De son côté, Elias Magosi, Secrétaire exécutif de la Sadc, a rappelé le rôle stratégique de la Troïka comme espace de dialogue et de coordination. « Ces priorités ne sont pas de simples ambitions politiques, mais les fondements d’une vision commune pour une Afrique australe pacifique et prospère », a-t-il indiqué. Il a aussi annoncé l’adoption du Cadre régional pour la reconstruction post-conflit et la justice transitionnelle (PCRD-TJ).
« Ce dispositif contribuera à renforcer la bonne gouvernance, à promouvoir la réconciliation et à prévenir le retour de la violence », a-t-il précisé, appelant les Etats à en accélérer la mise en œuvre.
La réunion a également pris en compte les nouvelles menaces sécuritaires. «La solidarité régionale et l’action concertée sont nécessaires pour consolider les acquis démocratiques et renforcer l’intégration », a insisté Philip Isdor Mpango.
En marge des travaux, plusieurs représentants de délégations étrangères ont salué la pertinence des résolutions. « La voix de la Sadc reste écoutée au-delà de la région », a confié un diplomate angolais. Un membre de la délégation sud-africaine a, pour sa part, insisté sur « l’importance d’impliquer les jeunes et la société civile dans la consolidation de la paix ».
Les conclusions de cette rencontre ministérielle seront soumises au Sommet des Chefs d’État et de gouvernement afin d’orienter la politique commune de la Sadc en matière de paix, de sécurité et de développement.
S.A




