Faire le bon choix

Les résultats du baccalauréat sont désormais complets au ni­veau national si l’on s’en tient aux différentes publications. Ceux qui viennent de réussir dans cet examen sanctionnant les études secondaires se trouvent à un moment crucial de leur vie : Dé­sormais, il leur faut penser à leur avenir respectif et surtout, faire le bon choix.
En effet, ils doivent se pencher sur ce qu’ils vont faire de leur vie pour la suite. Deux choix leurs sont déjà offerts : Soit entrer directement dans la vie professionnelle ou bien poursuivre des études supérieures. Ce choix peut ne pas dépendre d’eux-mêmes mais de la situation dans la­quelle ils se trouvent actuellement.
Certains, qu’ils le veuillent ou non, en ne disposant d’aucun ap­pui, de ressources, doivent trouver un emploi pour subvenir à leurs besoins propres ou éventuellement à ceux de leur famille. Pour les mêmes raisons financières, beaucoup de nouveaux bacheliers ne pourront pas poursuivre des études supérieures qui généralement coû­tent cher. Donc, il n’y a pas de choix à faire.
Quant à ceux qui peuvent se le permettre, le bon choix est fondamental. Ils doivent le faire eux-mêmes sans tenir compte de l’influence de qui que ce soit. Et pour cela, il faut déjà qu’ils aient une idée sur ce qu’ils veulent faire, de­venir plus tard, autrement dit, quelle carrière embrasser.
Si certains ont déjà une certaine idée à ce sujet, beaucoup se trouvent encore dans l’expectative et se sont finalement fourvoyés dans leur choix. A priori, il faut surtout savoir si on est prêt à fournir tous les efforts nécessaires, à faire tous les sacrifices requis pour réussir dans la voie que l’on veut choisir.
Cette autoréflexion est fondamentale. Elle pourra déterminer le succès ou l’échec plus tard. Tout au moins, en cas d’échec, par la suite, on ne pourra s’en pren­dre qu’à soi-même. Au­trement, on regrettera toute sa vie de ne pas avoir fourni l’effort nécessaire pour réussir, de ne pas avoir persé­véré.
Il ne sert à rien de foncer dans un mur quand bien même on sait à l’avance qu’on ne pourra pas le franchir. Il y a des moments dans la vie où il faut savoir reconnaître ses propres limites. Ce n’est pas du fatalisme mais du réalisme. Tout au moins, cela permettra de se dire qu’on n’a pas raté sa vie. Ce sera notre propre choix.
Heureusement, il y a évidemment les différents salons qui sont organisés ici et là qui peuvent aider à faire un choix, donner des orientations possibles sur les différentes perspectives d’avenir. L’essentiel est de ne pas avoir de regret plus tard et qu’on puisse se dire que, quel qu’il soit, finalement, on a fait le bon choix.

Aimé Andrianina

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