L’amélioration et la construction d’infrastructures routières durables sont désormais considérées comme une priorité absolue pour le développement de Madagascar. Le gouvernement actuel a fait de cette réalité universelle son cheval de bataille, reconnaissant que des routes de qualité sont essentielles à la croissance économique et à l’amélioration des conditions de vie de la population.
«C’est encourageant de voir l’Etat accélérer la cadence dans la réhabilitation des routes nationales ainsi que ceux en pleine ville et les résultats sont plus que palpables dans les différentes régions», a déclaré Imbiki Herilaza, député de Sainte-Marie. Il a cité Sainte-Marie qui a connu une véritable transformation pour illustrer ses dires. Par ailleurs, la tendance des arrivées des touristes dans cette localité a connu une hausse remarquable avec les routes réhabilitées.
Le député de Sainte-Marie a souligné que les routes s’avèrent être les artères d’un pays, il faut donc en prendre soin pour s’assurer que les activités économiques du pays puissent prospérer grâce à la fluidité qu’offrent les routes en bon état. Nombreuses sont les routes nationales en cours de construction à l’heure actuelle, pour ne citer que la RN 4, RN 7, RN2, RN 13, RN 10… Imbiki Herilaza a cité particulièrement l’Autoroute reliant Antananarivo à la ville portuaire de Toamasina. «La construction de cette Autoroute est d’une importance capitale pour l’économie de Madagascar surtout qu’elle offre bien des avantages pour ne citer que la réduction drastique du temps de trajet passant de
12 heures en prenant la RN 2 à seulement 2h30 en prenant l’Autoroute, une fois achevée», a-t-il fait savoir.
La connectivité aérienne et maritime
«L’Etat voit les choses en grand puisqu’il ne se limite pas à la réhabilitation des infrastructures routières, mais pense également à rénover le secteur du transport aérien et maritime», a mentionné le député Imbiki Herilaza. Dans le domaine maritime, l’extension des ports de Toamasina et de Mahajanga est actuellement en cours. Parallèlement, le secteur aérien a également bénéficié de modernisations significatives, avec la rénovation d’aéroports clés, comme l’aéroport international d’Ivato à Antananarivo et celui de Nosy Be, des plaques tournantes essentielles pour le tourisme et les voyages d’affaires.
Pour moderniser son secteur des transports et répondre aux défis de mobilité, Madagascar a fait le choix du téléphérique, une option jugée plus adaptée et plus abordable que d’autres alternatives. Le député Imbiki Herilaza a expliqué que «la construction d’un tramway, par exemple, aurait représenté un coût de plusieurs milliards d’euros, une somme hors de portée pour le pays. En comparaison, le projet de téléphérique a nécessité un investissement de moins de 200 millions d’euros». Il ajoute que «cette initiative a déjà suscité un intérêt massif de la part des citoyens malgaches».
Jean Riana




