A l’heure où Madagascar s’apprête à réviser la Loi sur les Grands Investissements Miniers (LGIM), les organisations de la société civile interpellent les autorités, sur la nécessité d’organiser un dialogue élargi et constructif.
Hier à Andrainarivo, au cours d’un atelier de restitution d’une étude sur la dualité juridique entre le Code minier et la LGIM, ainsi que d’une enquête sur la perception de la mise en œuvre de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives), les organisations de la société civile et les parties prenantes du secteur extractif, ont fait le point sur les enjeux et recommandations pour améliorer la gouvernance minière.
Malgré l’importance de cette réforme, peu d’informations circulent sur l’état d’avancement de la révision de la LGIM. « A ce jour, il n’y a ni calendrier connu, ni consultation ouverte. Le secteur privé et la société civile sont écartés du processus », a regretté Clément Rabenandrasana, coordinateur national de l’Oscie (Organisation de la Société Civile sur les Industries Extractives).
Les organisations de la société civile rappellent que la révision de cette loi doit impérativement s’inscrire dans un processus participatif, conforme aux principes de l’ITIE. « Le dialogue est la seule voie pour construire un secteur extractif équitable, responsable et bénéfique pour les communautés locales », a insisté Clément Rabenandrasana.
Un dialogue pour une réforme légitime
Le cas d’Ambatovy, seul projet actuellement intégré dans la LGIM, a été évoqué comme un exemple de régime préférentiel. Dans ce contexte, les acteurs de la société civile appellent les autorités à revoir leur approche. « Il ne s’agit pas seulement d’attirer les investisseurs, mais également de garantir une exploitation minière durable, transparente et équitable », ont souligné les organisations de la société civile.
Elles appellent à un dialogue élargi avec toutes les parties prenantes avant toute modification du cadre légal minier. « L’avenir du secteur extractif ne peut se construire sans transparence, ni respect des droits des communautés locales », ont-elles conclu.
N.A




