La capitale malgache accueillera la toute première édition de Tana Fashion Days by Yas, les 26 et 27 septembre, avec l’ambition de contribuer significativement au rayonnement de la mode à Madagascar.
Pendant deux jours, ce carrefour culturel rassemblera designers, mannequins, accessoiristes, photographes et experts, afin de réfléchir ensemble à la mode de demain, à travers plusieurs sites emblématiques d’Antananarivo.
«Les industries de la mode existent depuis fort longtemps à Madagascar, notamment avec l’essor des zones franches instauré par le Code des investissements dans les années 90. Ce secteur représente une part importante de notre économie. Pourtant, il est resté relativement silencieux ces dernières années. Aujourd’hui, nous comptons les relancer avec ce rendez-vous», souligne Elia Ravelomanantsoa, fondatrice du festival de mode Manja et membre du comité d’organisation.
Au programme, le 26 septembre sera placé sous le signe de l’exploration, avec des conférences et tables rondes, qui abordent les grands enjeux de l’industrie créative et de la mode. Des médias et invités spéciaux viendront partager leurs expertises, dans le but d’inspirer le public et les créateurs locaux. La journée se conclura par un défilé immersif à la Fondation H. Le 27 septembre, place à la Mosaïque créative, une journée de célébration collective de styles affirmés à travers des ventes privées, des masterclass et un défilé collectif mettant en lumière la diversité des créateurs malgaches, qu’ils soient talents émergents ou artistes confirmés.
«Depuis notre rebranding, nous souhaitons soutenir de façon plus large les initiatives créatives qui font rayonner Madagascar. Cette fois-ci, nous mettons la mode à l’honneur, en fédérant toute une industrie autour de cet événement», déclare Benoît Janin, directeur général de Yas Madagascar.
Parmi les temps forts de Tana Fashion Days by Yas, l’Institut de la mode et de l’industrie créative (Imic) veut mettre en lumière la formation professionnelle et l’éducation pour structurer ces filières, développer des compétences locales, et valoriser toute la chaîne de valeur de la mode.
«Madagascar est déjà un important pôle de production pour de grandes marques internationales. Mais il reste encore beaucoup à faire pour structurer d’autres métiers essentiels comme le marketing, le stylisme, le mannequinat, la photographie», conclut Alexandra Denage, de l’Imic.
Joachin Michaël




