D’aucuns ignorent que le lendemain des fêtes est toujours pénible. C’est le cas de le dire pour les Malgaches qui, après les griseries de presque une semaine occasionnée par le formidable parcours des Barea lors du Championnat d’Afrique des nations, doivent revenir dans la grisaille de la vie au quotidien.
Pour beaucoup, ce retour au train-train quotidien après l’apothéose de la fête lors du triomphal accueil réservé aux vice-champions d’Afrique est certainement dur à vivre. Certains n’ont vraisemblablement pas encore cuvé leur cuite car dans le pays, une fête est toujours bien arrosée.
Mais qu’ils le veuillent ou non, il faut faire face à la réalité. Et elle ne présage pas que de belles choses. Tout d’abord, les nouveaux prix des hydrocarbures viennent d’être communiqués. Comme on ne peut pas satisfaire tout le monde, certains vont s’en satisfaire alors que d’autres vont grincer les dents.
En effet, si le super carburant et le gasoil continuent à enregistrer une baisse de leur prix respectif (certes une baisse dérisoire pour le super carburant car elle n’est que de 30 ariary par litre), le prix pétrole lampant, quant à lui, poursuit sa tendance
à la hausse (avec une hausse de 170 ariary par litre).
Bien évidemment, ce sont ceux qui utilisent le pétrole lampant (comme source d’éclairage et d’énergie pour la cuisson) qui sont pénalisés. Et ils sont nombreux car en milieu rural, c’est principalement l’hydrocarbure qui est le plus utilisé.
Mais ces nouveaux prix des hydrocarbures ne constituent pas le seul hic. Il faut également continuer à organiser le quotidien au rythme des coupures d’électricité qui interviennent suivant le bon vouloir de la Jirama. Et malheureusement, ces coupures deviennent plus longues et plus fréquentes.
Par ailleurs, l’imminence de la rentrée scolaire n’est pas de nature à arranger les choses. Les parents d’élève doivent faire preuve d’ingéniosité pour trouver les bons plans afin de pouvoir réunir toutes les fournitures scolaires exigées. Il faut reconnaître que certaines listes sont exagérées.
Effectivement, on constate bien souvent qu’à la fin de l’année scolaire, beaucoup de ces fournitures ne sont pas utilisées. Mais qu’on le veuille ou non, ces fournitures scolaires doivent être complètes autrement il n’y aura pas de rentrée de classe. Encore faut-il ne pas oublier les frais de scolarité à payer.
Si d’habitude, on dit après la pluie, le beau temps, ici, c’est du contraire qu’il s’agit car après la fête, c’est la galère. Mais on peut être certain que les Malgaches sauront faire preuve de résilience. Ils en ont vu d’autres. D’autant plus que, comme on le dit : Ainsi va la vie.
Ranaivo Lala Honoré




